Bruxelles, 20/09/2001 (Agence Europe) - Dans une prise de position en vue de la réunion ministérielle de l'OMC à Doha (du 9 au 11 novembre), la Confédération européenne des syndicats (CES) insiste pour que "le respect des normes essentielles de travail soit intégré dans le travail de toutes les organisations internationales, y compris l'OMC". Selon la CES, en outre, "toutes les négociations commerciales à venir, en particulier celles de Doha", doivent garantir que: 1) la croissance durable et la création d'emplois soient encouragées dans toutes les parties du monde; 2) les "injustices" du système actuel du commerce international soient combattues, notamment en ce qui concerne l'accès aux médicaments (accords sur la propriété intellectuelle); 3) la protection de l'environnement ne puisse pas être compromise par des accords commerciaux ou par des considérations commerciales qui auraient le dessus sur les accords multilatéraux en matière d'environnement; 4) les Etats ne subissent pas de pression les amenant à privatiser ou à déréglementer des services publics et des services d'intérêt général contre leur volonté; 5) le processus de négociation lui-même soit ouvert et démocratique et permette aux pays en développement d'y participer pleinement et aux syndicats et représentants de la société civile d'y faire entendre leurs vues; 6) des règles internationales soient développées afin que les entreprises multinationales "assument pleinement leurs responsabilités vis-à-vis de leur personnel et de la société en général".
La CES rappelle que le mandat donné par le Conseil à la Commission pour un nouveau round de négociations commerciales multilatérales comprend la création d'un Forum conjoint OIT/OMC sur les questions du commerce, de la globalisation et du travail, et demande à la Commission européenne de faire tout ce qu'elle peut dans les prochaines semaines et à Doha pour concrétiser un tel engagement.