Bruxelles, 20/09/2001 (Agence Europe) - A quelque jours d'une conférence sur "les paiements en euros dans le marché intérieur", le 24 septembre à Bruxelles, la Commission poursuit son combat contre les coûts trop élevés des virements transfrontaliers en Europe. Selon une enquête publiée jeudi par l'exécutif européen, les commissions perçues sur les paiements transfrontaliers étaient de 24 euros en moyenne pour un virement de 100 euros entre deux Etats membres. Cette étude complète une enquête publiée avec fracas par la Commission en juillet dernier, lorsqu'elle avait présenté une nouvelle proposition de règlement qui imposera aux banques de facturer au même prix les transactions nationales et transfrontalières (voir EUROPE du 25 juillet, p. 6). Selon la nouvelle étude, le coût d'une transaction de 100 euros varie de 44 euros en moyenne en Grèce à 9,7 euros au Luxembourg. Les Pays-Bas et la Belgique restent en dessous de 12 euros, alors que l'Irlande, l'Italie, le Royaume-Uni, le Portugal, la Suède et la France sont au dessus de la moyenne de 24 euros. L'étude, réalisée sur 1 480 virements de 100 euros, "montre clairement que dans de trop nombreux cas, les clients ne reçoivent pas les informations sur les frais auxquelles ils ont droit en vertu de la directive actuelle et qu'ils subissent beaucoup trop souvent des doubles facturations non autorisées", a souligné le Commissaire responsable du marché intérieur, Frits Bolkestein, dans un communiqué.
Pour le président du Groupement européen des caisses d'épargne, Chris de Noose, "il n'est pas juste de tenir les banques pour entièrement responsables" des problèmes actuels. Selon lui, l'opinion du secteur bancaire n'a pas été suffisamment prise en compte lors de l'élaboration de la directive de 1997 sur les paiements transfrontaliers et "la Commission est sur le point de produire la même erreur", puisqu'elle a présenté "unilatéralement" un projet de règlement en juillet dernier. Un argument rejeté par le porte-parole de M. Bolkestein, Jonathan Todd, selon qui "toutes les parties intéressées peuvent intervenir pour faire des critiques constructives, mais la Commission n'avait pas d'autre choix que de présenter sa proposition à l'approche du passage à l'euro au 1er janvier 2002 et après les 12 ans de dialogue avec les banques sur d'éventuelles alternatives".