Bruxelles, 27/07/2001 (Agence Europe) - Comme nous l'avions déjà indiqué, le Parlement européen a publié sur Internet les listes des intérêts financiers des députés européens. Cette publication qui doit contribuer à améliorer la transparence des activités des élus en dehors de leur mandat politique reste cependant extrêmement difficile d'accès, le Parlement s'étant contenté de scanner les déclarations rédigées manuellement par les députés dans leur langue nationale. Ces déclarations n'engagent évidemment que leurs auteurs mais elles confirment que, si un grand nombre de députés respectent les règles du jeu, d'autres refusent toujours la transparence. Un premier sondage effectué par EUROPE a montré une très grande disparité dans les déclarations et l'absence de certaines d'entre elles.
Annoncée pour le 12 juillet, la publication sur Internet de la liste complète des assistants parlementaires n'a toujours pas eu lieu alors que le Parlement s'y était engagé en avril 2000 afin de faire toute la lumière sur l'utilisation des indemnités de secrétariat (octroyées aux députés pour rémunérer leurs assistants). La seule liste qui est rendue disponible actuellement ne reprend que les noms des assistants accrédités et non ceux des assistants payés par les indemnités, et est consultable uniquement sur place dans un des bureaux du PE. Par ailleurs, certains députés n'ont pas encore déposé auprès de l'administration du PE les contrats de travail ou de prestataire de service conclus avec leurs assistants, alors qu'ils étaient tenus de le faire avant la date du 16 juillet (date de virement des crédits de ces indemnités). Ce manque de transparence pourrait entraîner dès septembre une nouvelle action de l'association des assistants au PE qui a récemment exposé ses vues par écrit à Nicole Fontaine. Selon un des représentants de cette association, si le Parlement applique à la lettre son règlement, les députés qui n'ont pas déposé les contrats de travail des assistants en juillet pourraient s'exposer, après la pause estivale, à des sanctions sous la forme d'une réduction de leurs indemnités de secrétariat.