Dublin, 22/06/2001 (Agence Europe) - Lors de sa conférence de presse après la réunion du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, jeudi à Dublin (voir EUROPE d'hier, p.9), le président de la Banque Wim Duisenberg, à la question de savoir si la définition de la BCE sur la stabilité des prix - 2% - n'est pas excessivement stricte, a répondu: "Nous n'éprouvons pas le besoin de réviser nos intentions ou objectifs". Lors de la prochaine session plénière du Parlement européen le 3 juillet à Strasbourg, M.Duisenberg dialoguera avec les députés sur ces questions, et on peut s'attendre à une discussion animée, après l'approbation de justesse, en commission, du passage du rapport Randzio-Plath, demandant à la BCE de réexaminer sa politique de définition de la stabilité des prix (voir EUROPE du 21 juin, p.7).
Par ailleurs, questionné sur les risques inflationnistes pouvant découler de la faiblesse du taux de change de l'euro, M. Duisenberg a répliqué: "Plus longtemps l'euro reste stable, plus la menace sera faible. Ce n'est pas une menace qui nous préoccupe beaucoup actuellement".