Bruxelles, 20/06/2001 (Agence Europe) - A l'issue d'une enquête approfondie, la Commission européenne a finalement donné son feu vert au projet de rachat de la société allemande de construction d'autobus et d'autocars Auwärter par le groupe MAN, estimant que le rapprochement des activités des parties laisserait suffisamment de place aux concurrents. Une première enquête n'avait pas réussi à lever les doutes de l'Exécutif européen qui avait émis des craintes, en particulier, quant à une concentration sur le marché allemand des autobus destinés aux transports urbains, où MAN et Auwärter détiendraient une part sensiblement supérieure à 40% (voir EUROPE du 17 février , p.9). La Commission avait donc décidé d'entamer une seconde phase dans la procédure. A son terme, elle est parvenue à la conclusion que le groupe DaimlerChrysler continuerait à être le principal fabricant d'autobus via sa filiale EvoBus, devant MAN/Auwärter. La Commission a également vérifié si la concentration risquait de créer une domination collective sur le marché en Allemagne par une coordination tacite des deux groupes, mais a conclu que les risques d'un tel comportement était quasi nuls. D'une part, elle a découvert que toute répartition tacite du marché entre EvoBus et MAN/Auwärter était improbable compte tenu de l'absence d'un mécanisme de coordination. D'autre part, en raison d'importantes différences, entre autres au niveau de la structure des coûts, les deux groupes auraient plutôt tendance à se livrer concurrence qu'à s'entendre. Au vu de ces éléménts, le rapprochement des groupes allemands a été autorisé.