Strasbourg, 18/06/2001 (Agence Europe) - En adoptant, jeudi dernier à Strasbourg (112 voix pour et 3 contre), le rapport de Encarnación Redondo Jimenez (PPE-DE, espagnole) sur les mesures communautaires de lutte contre la peste porcine, le Parlement européen (qui avait accepté au début de la session plénière de voter en urgence sur ce dossier) estime comme la plus adéquate la proposition de la Commission visant à poursuivre la politique de non-vaccination et recourir aux « sacrifices sanitaires » en cas d'apparition de la maladie. Les députés rappellent qu'à l'heure actuelle, l'utilisation des vaccins marqueurs existants n'est pas viable en raison des carences relevées dans la technique de diagnostic discriminatoire. Les députés demandent aussi: - une plus grande reconnaissance du principe de précaution ; - un renforcement des ressources humaines et économiques consacrées aux contrôles vétérinaires et à la recherche sur l'amélioration des techniques de prévention et de prophylaxie des maladies animales. Tirant les leçons de l'épizootie de fièvre aphteuse, le PE plaide en faveur de: - l'amélioration des systèmes de traçabilité, des contrôles dans le transport des animaux; - l'interdiction de l'alimentation des animaux contenant des déchets ménagers ; - la mise à jour des plans d'urgence nationaux.