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Bulletin Quotidien Europe N° 7947
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/nations unies/drogue

Romano Prodi n'estime pas opportun de suspendre la coopération de l'UE avec le PNUCID

Bruxelles, 18/04/2001 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne, Romano Prodi, n'estime pas opportun de suspendre la coopération de l'UE avec le Programme des Nations Unies pour le contrôle des drogues (PNUCID/UNDCP). Tel est l'essentiel de la réponse qu'il a adressée à Maurizio Turco, élu européen de la Liste Bonino, qui lui a écrit à deux reprises pour lui demander de bloquer les financements communautaires à destination de cette Agence des Nations Unies, à cause de "la désinvolture" de sa "gestion des ressources humaines et financières" et d'"une incapacité manifeste à proposer et à réaliser les politiques qui sont celles du PNUCID".

Dans une de ses lettres à Romano Prodi, M. Turco avait en outre demandé l'ouverture d'une enquête pour éclairer l'utilisation des fonds du PNUCID gérés par son Directeur général, Pino Arlacchi. Dans sa réponse, le président de la Commission considère que d'après des "analyses approfondies et les informations disponibles à ce jour", il n'est "à ce stade (...) pas opportun de suspendre les activités de coopération avec le PNUCID". M. Prodi rappelle toutefois "que la coopération avec cette agence et avec tous les autres partenaires doit se dérouler dans des conditions qui garantissent la transparence maximale". Et il confirme par ailleurs qu'il a écrit à M. Arlacchi "que la Commission entend procéder, y compris dans le futur, de la manière la plus détaillée possible au contrôle, à l'évaluation et à la vérification financière de nos actions de coopération avec le PNUCID".

Réagissant à la réponse de M. Prodi, M. Turco affirme dans un communiqué que l'UE reste dans cette affaire "aveugle, sourde et muette" et souligne que "la position du président Prodi contraste avec les critiques et les préoccupations exprimées par le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et surtout les Pays-Bas". Il y rappelle également que le gouvernement néerlandais, un des principaux donateurs d'aide à destination du PNUCID, "a bloqué sa contribution annuelle de 4 millions de dollars en faveur de l'Agence dans l'attente des résultats d'une enquête du bureau chargé de l'inspection des services internes des Nations Unies" sur ces accusations de mauvaise gestion.

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