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Bulletin Quotidien Europe N° 7947
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/bananes

Suite aux protestations de l'Equateur, la Commission souligne que le compromis UE/Etats-Unis offre quelque chose à chacun des acteurs

Bruxelles, 18/04/2001 (Agence Europe) - La très laborieuse affaire de la banane se poursuit, a indiqué le porte-parole de la Commission européenne ce mercredi, en informant la presse des protestations de l'Equateur contre l'annonce d'un accord transatlantique censé y mettre un terme définitif (voir EUROPE d'hier, p.8 et du 12 avril, p.7). C'est, à ce stade, un compromis avec les Etats-Unis et l'Union est "très intéressée d'obtenir un consensus entre tous les acteurs", y compris l'Equateur qui pourrait capter environ 22% des 2,5 millions de tonnes contingentées et les Etats d'Afrique, Caraïbe et Pacifique qui obtiendraient "un quota protégé supérieur à leur quota historique", a-t-il assuré.

L'accord de principe annoncé la semaine dernière est, certes, bilatéral mais - sans pour autant répondre à toutes les attentes de tout le monde, "il offre à chacun des acteurs quelque chose", a souligné le porte-parole. Et de faire valoir que "tel que conclu, il n'est pas mauvais pour l'Equateur par rapport à la situation actuelle" car ce pays, dont les bananes sont particulièrement compétitives, serait en mesure "d'exporter des quantités nettement plus importantes" vers l'Union, du fait de: - l'adoption d'une clé de répartition des quantités contingentées beaucoup plus souple que celle des quotas par pays, que Quito et Washington avaient d'ailleurs dénoncée avec succès auprès de l'OMC; - l'avènement d'un système exclusivement tarifaire dès 2006; - la part de 17% réservée aux nouveaux venus dans le négoce de bananes. Qui plus est, les termes du compromis transatlantique "sont assez proches de la position que l'Equateur défendait l'année dernière", alors que différentes options étaient en lice et que l'Union n'avait pas encore opté pour celle, de type "1er arrivé, 1er servi", à laquelle il s'est ensuite rallié, a rappelé le porte-parole. Il a précisé que des pourparlers sont en cours et espéré voir "très rapidement" la fin de cette "très laborieuse" affaire.

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