Bruxelles, 11/04/2001 (Agence Europe) - La Commission européenne a décidé de réexaminer les mesures antidumping applicables aux importations de certains accessoires de tuyauterie, en fer ou en acier, originaires de Chine et de Thaïlande. Un représentant de l'industrie communautaire lui a en effet fourni des éléments de preuve suffisants pour craindre une continuation ou une résurgence du dumping et du préjudice qu'elle a subi, si les droits définitifs imposés depuis avril 1996 ne sont pas reconduits au-delà de leur échéance.
Selon le Comité de défense de l'industrie des accessoires en acier soudés bout à bout de l'Union européenne, qui représente plus de 70% de la production communautaire totale des accessoires de tuyauterie concernés, les livraisons thaïlandaises ont continué à faire l'objet d'importantes pratiques de dumping, tandis que cela n'a pu être établi pour la Chine, compte tenu des quantités négligeables importées de ce pays. Mais "en ce qui concerne la réapparition du dumping, des éléments de preuve ont été présentés démontrant que le produit concerné est exporté dans le monde entier par ces deux pays à des prix très bas se situant à des niveaux de dumping", indique la Commission dans l'avis publié au Journal Officiel n°C103. A cet égard, le Comité a fait valoir qu'en cas d'expiration des mesures, les flux vers la Communauté risquent d'augmenter, vu l'existence de capacités inutilisées en Chine et en Thaïlande et des mesures antidumping qui leur sont imposées à l'accès de débouchés traditionnels autre que l'Union, en l'occurrence aux Etats-Unis. Il souligne aussi que les tentatives chinoises de contourner les mesures communautaires signalent une propension structurelle au dumping. Le Comité affirme enfin que la situation de l'industrie communautaire, encore précaire, pourrait se détériorer sous la pression d'un nouvel afflux d'importations faisant l'objet d'un dumping.