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Bulletin Quotidien Europe N° 7944
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/bce

La BCE maintient ses taux directeurs inchangés - "no comment" de Wim Duisenberg sur la date et l'éventualité de sa démission

Bruxelles, 11/04/2001 (Agence Europe) - Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a décidé mercredi de maintenir inchangé ses taux directeurs, malgré la pression exercée en faveur de leur réduction dans le contexte d'un ralentissement de la croissance économique en Europe. Le taux de soumission minimal appliqué aux opérations principales de refinancement reste fixé à 4,75%, et le taux d'intérêt de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeurent à respectivement 5,75% et 3,75%. Ces taux sont restés inchangés depuis octobre 2000, tandis que, sous le poids du tassement de l'économie mondiale, la Réserve fédérale américaine et la Banque du Japon ont baissé leurs taux dès le début de cette année.

Le président de la BCE Wim Duisenberg a justifié cette décision par une diminution, et non une disparition, des risques inflationnistes. "Les risques ont diminué au cours des trois derniers mois mais n'ont pas disparu," a-t-il déclaré à la presse. Il a confirmé son intention de poursuivre sa politique de fermeté monétaire - ou de "wait and see" - tant que l'inflation dans la zone euro ne passera pas sous la barre des 2%. "J'entends, mais n'écoute pas, ceux qui me conseillent de réduire les taux d'intérêt", a-t-il affirmé. Cependant, il a estimé que l'inflation pourrait descendre sous les 2% durant le second semestre 2001. En outre, il a rappelé que le niveau du taux de change n'est pas un objectif de la politique monétaire de la BCE, et a refusé de dévoiler quelle serait la politique monétaire de la BCE dans les prochains mois.

M. Duisenberg oppose un "no comment" aux rumeurs sur sa démission

Interrogé sur la date de sa démission de la présidence de la BCE, M. Duisenberg a réitéré son intention de ne plus faire de commentaire sur le sujet, intention annoncée dès le 31 décembre 1998, à la veille du lancement de l'euro. Il a fait par ailleurs allusion à sa déclaration de mai 1998, dans laquelle il jugeait probable qu'il ne terminerait pas son mandat, mais aussi à une interview où il affirmait qu'il ne démissionnerait pas. "De toute façon, je ne crois pas que ces rumeurs auront un impact sur l'euro", a-t-il conclu.

M. Duisenberg a également rejeté l'idée de réduire le nombre de réunions du Conseil des gouverneurs de la BCE au prétexte que la fréquence actuelle renforce l'incertitude des marchés. "Il est nécessaire que nous continuions à nous voir pour agir en tant qu'équipe", a-t-il dit.

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