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Bulletin Quotidien Europe N° 7899
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/bei

Phillipe Maystadt met l'Europe de la connaissance et de l'innovation en point de mire des activités de la BEI - Importantes réformes de la banque durant l'année 2000

Bruxelles, 08/02/2001 (Agence Europe) - La Banque européenne d'investissement a mis en avant, dans son bilan 2000 présenté ce jeudi à la presse, la réforme de son fonctionnement et la concentration de ses efforts en faveur de l'Europe de la connaissance et de l'innovation. La BEI a prêté l'année dernière 36 milliards d'euros, dont 30,6 milliards dans l'Union européenne et près de 3 milliards dans les pays candidats, alors qu'elle a emprunté 29 milliards d'euros sur les marchés de capitaux. Le niveau des prêts est en hausse de 13% par rapport à 1999. Depuis 1996, les premiers bénéficiaires des prêts dans l'UE ont été l'Allemagne (16,8%), l'Italie (14,8%), l'Espagne (11,4%), le Royaume-Uni (10,8%) et la France (10,7%). En 2000, les pays candidats à l'adhésion ont reçu 8,2 % des prêts, tandis que les pays partenaires ont reçu 66,8 %. Parmi les points forts des activités de la BEI, on note une augmentation des financements pour les PME et les projets liés à l'environnement, l'octroi de plus des deux tiers des prêts individuels accordés à l'intérieur de l'UE aux régions les plus défavorisées et une hausse de 24 % des prêts aux pays candidats. La BEI prévoit d'emprunter 33 milliards d'euros en 2001.

Philippe Maystadt, le président de la BEI, a souligné l'importance qu'accorde la banque aux projets liés à la société de la connaissance, conformément aux conclusions de Lisbonne. "Nous visons non seulement Internet, mais toutes les nouvelles technologies", a-t-il précisé. Il a noté que le Royaume-Uni et les pays scandinaves sont en tête dans la soumission de projets à la BEI. A travers une de ses initiatives, "Innovation 2000" (i2i), la banque a déjà prêté 1,6 milliard d'euros en faveur d'investissements dans les réseaux de communication et dans le domaine de l'éducation, en particulier pour l'enseignement de l'informatique. Les opérations de capital-risque en faveur des PME innovantes ont approché 215 millions d'euros. Philippe Maystadt a annoncé que durant les trois prochaines années, "la BEI entend prêter entre 12 et 15 milliards d'euros dans le cadre de i2i".

Durant l'année 2000, la banque a fait l'objet de cinq réformes qui, selon Philippe Maystadt, "ont été réalisées pour rationaliser son fonctionnement": i) création d'un groupe européen d'investissement, le Groupe BEI, résultant de l'union de la BEI et du Fonds européen d'investissement (FEI). Le FEI devient une filiale spécialisée pour toutes les opérations de capital à risque, destiné principalement aux PME; ii) accroissement de 30% des prêts aux projets environnementaux; iii) application de la même procédure d'octroi pour les pays candidats et ceux de l'UE; iv) élargissement de la palette des services financiers à des opérations à risque; v) davantage de transparence, dans la limite de la confidentialité du secteur bancaire, par exemple en publiant sur le site de la BEI les projets dont elle est saisie.

La tâche majeure de la BEI, dont la mission est de renforcer la cohésion économique et sociale (par des financements d'une durée de 10 à 30 ans), est restée le soutien au développement régional, qui draine 73% de ses prêts directs, dont 2/3 se dirigent vers les pays de la cohésion (Grèce, Espagne, Irlande Portugal). Le soutien de la BEI aux investissements des PME a progressé de 44% par rapport à 1999, pour atteindre 6,2 milliards d'euros. Les prêts dans le domaine de l'environnement se sont élevés à 6,4 milliards, soit une hausse de 39% par rapport à 1999.

Dans les pays candidats, les prêts se sont concentrés sur les projets de transports, de télécommunications et d'environnement destinés à intégrer ces pays à l'UE. Pour ces pays, la BEI utilise deux types d'enveloppes: l'une, de 8,6 milliards d'euros, dans le cadre du mandat des Quinze pour la période 2000-2006, l'autre, de 8,5 milliards d'euros, dans le cadre des mécanismes de pré-adhésion. Les prêts de la première enveloppe, de même que ceux destinés vers tous les pays tiers en vertu d'un mandat européen, sont garantis par le budget européen.

Interrogé sur l'opportunité de soutenir des projets en Russie, le vice-président de la BEI, Wolfgang Roth, a précisé que "la BEI ne peut réaliser ce type d'opérations sans mandat des Quinze". Cette question devrait être abordée lors d'un prochain Sommet européen. L'Allemagne, la Suède et l'Autriche y sont favorables.

Par ailleurs, la contribution de la banque au Pacte de stabilité pour l'Europe du Sud-Est a été de 145 millions d'euros. Philippe Maystadt a cependant fait état de ses craintes à propos du recouvrement de certains projets financés en RFY.

Dans le cadre du Partenariat euro-méditerranéen, la BEI a prêté 1,2 milliard d'euros, en mettant l'accent sur la modernisation du secteur privé.

En ce qui concerne les autres pays tiers, le montant des prêts de la BEI, principalement à des sociétés européennes, a atteint 400 millions d'euros en Amérique latine et 130 millions en Asie. La BEI a contribué à hauteur de 70 millions d 'euros à l'allégement de la dette d'une douzaine de pays, dans le cadre de l'initiative pour la réduction de la dette des pays pauvres très endettés (PPTTE).

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