Bruxelles, 22/11/2000 (Agence Europe) - Le "Groupe de coordination syndicale" du Parlement européen (réuni la semaine dernière à Strasbourg, sous la présidence du député Stephen Hughes, PSE, et avec la participation du président de la commission de l'emploi et des affaires sociales du PE Michel Rocard, PSE) a préparé le Sommet de Nice. Présentant un état des travaux de la CIG et de la Charte des droits fondamentaux, Elmar Brok (PPE/DE, Allemagne) a rappelé que le Parlement européen souhaitait qu'une référence à cette Charte soit faite à l'article 6 du Traité de l'UE. Le représentant de la Confédération européenne des Syndicats (CES) Erik Carlslund a réexpliqué la position de la CES sur la CIG, son souhait que la "Charte" soit légalement contraignante et inscrite dans le Traité, et précisé qu'elle demandait l'application de la majorité qualifiée comme règle générale pour la politique sociale européenne (voir EUROPE du 8 novembre p.16). Se référant par ailleurs à certains commentaires de la presse danoise sur la manifestation organisée par la CES le 6 décembre prochain à Nice, la veille du Sommet, selon lesquels les Britanniques y seraient opposés, Erik Carlslund a insisté sur l' "objectif positif de cette manifestation" par laquelle "la CES demande aux Chefs d'Etat et de gouvernement d'adopter un programme d'action sociale de large portée, d'oeuvrer au développement de la politique sociale dans les cinq années à venir, de concrétiser les principes et les droits inclus dans la Charte, de créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité et de combattre les discriminations, les inégalités et l'exclusion sociale". "La Présidence française a présenté un nouveau document très ambitieux sur l'agenda social, que la CES appuie totalement", a poursuivi Carlslund. Ce document "accorde la plus haute importance à l'information et à la consultation des travailleurs ainsi qu'au statut de la société anonyme européenne, mais il est critiqué par certains Etats membres, notamment l'Allemagne et le R.-U. Ce dernier a d'ailleurs demandé le retrait de quasi la moitié des demandes de la Présidence", a noté Erik Carlslund.
En conclusion, Elmar Brok a souligné que "la réunion a montré que très peu de progrès ont été faits dans le dossier CIG" et que "la CES souhaitait qu'une convention discute de toutes ces questions après le Sommet de Nice". Le Groupe de coordination syndicale rassemble des députés de cinq groupes politiques (PSE, PPE/DE, ELDR, Verts et GUE/NGL), ainsi que des représentants de la Confédération européenne des syndicats.