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Bulletin Quotidien Europe N° 7847
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/economie

La Commission confirme les prévisions favorables jusqu'en 2002 (croissance, inflation, emplois, déficits publics), malgré les effets de la hausse des prix du pétrole - La meilleure situation économique depuis dix ans

Bruxelles, 22/11/2000 (Agence Europe) - C'est en faisant part de son "optimisme" que Pedro Solbes a présenté, lors d'une conférence de presse tenue ce mercredi, les prévisions économiques d'automne de la Commission européenne. Couvrant la période 2000-2002, ces prévisions confirment que l'UE connaît, en dépit de la flambée des prix du pétrole et de la faiblesse de l'euro par rapport au dollar, la situation économique la plus favorable depuis dix ans. Ces prévisions ont été fondées sur un prix du baril de pétrole avoisinant les 30 dollars et sur des hypothèses de modération salariale. Voici les principaux éléments qui ont été soulignés par le commissaire aux affaires économiques et financières.

  • Croissance. Elle tournera autour des 3,4% en 2000 pour l'UE et même à 3,5% dans la zone euro, ce qui constitue le taux de croissance le plus élevé depuis 1989. En 2001, elle devrait, selon la Commission, retomber à 3,1% dans l'UE et à 3,2% dans la zone euro ; en 2002, elle devrait être de 2%. Cette diminution par rapport à 2000 découle de la hausse des prix du pétrole qui affectera la croissance de 0,3% en 2001 (après avoir déjà pesé négativement à hauteur de 0,2% en 2000). La Commission relève que la croissance restera donc bonne. Les prévisions tiennent compte de quatre éléments: i) la hausse des prix du pétrole et la dépréciation de l'euro qui ont fait se redresser l'inflation, laquelle pèse sur les revenus réels des ménages et sur les coûts de production des entreprises ; ii) les réductions d'impôts et la création d'emplois qui contribuent à maintenir le revenu disponible global sur une trajectoire relativement élevée et donc à soutenir la consommation privée ; iii) le coup de pouce qu'ont donné aux exportateurs de l'UE la vigueur de la demande mondiale en même temps que la faiblesse de l'euro en 2000. Cette faiblesse sera de moins en moins nette, mais la demande mondiale restera robuste ; iv) la hausse des taux d'intérêt à court terme qui affectera l'activité à terme; mais les taux à long terme demeurent peu élevés. Seule la Grèce devrait voir sa croissance s'accélérer fortement (jusqu'à 4,8% en 2002).
  • Inflation. C'est sur ce plan que les conséquences négatives de la hausse des prix pétroliers se fait le plus sentir: elle aurait entraîné 0,7% d'inflation en plus dans l'UE en 2000, année où l'inflation devrait s'établir à 2,1%. Elle était de 1,1% dans la zone euro en 1999 et y sera de 2,3% en 2000. La dépréciation de l'euro a aussi joué un rôle négatif en renchérissant le prix des importations. En 2001, l'effet des prix pétroliers devrait diminuer et apporter une inflation supplémentaire de 0,4%, soit une inflation de 2% dans l'UE et de 2,2% dans la zone euro. Ces chiffres tomberaient respectivement à 1,8 et 1,9% en 2002. L'inflation devrait rester nettement supérieure à la moyenne communautaire dans certains Etats membres de petite taille, l'Irlande et les Pays-Bas surtout. Les écarts d'inflation dans la zone euro devraient toutefois passer de 3,4% en 2000 à 1,6% en 2002.
  • Emploi. M. Solbes s'est réjoui de ce que quelque 2,6 millions d'emplois seront sans doute créés en 2000 dans l'UE, avec un rythme annuel de 1,6% qui est le meilleur depuis 1990. Ce dynamisme devrait se maintenir à 1,2% en 2002 pour l'ensemble de l'UE, en dépit d'un léger ralentissement en 2001. En tout cas, le taux de chômage devrait passer de 8,4% cette année à 7,3% en 2002, moment où le nombre de chômeurs sera redescendu à 13,3 millions (contre 16,4 en 1999).
  • Soldes budgétaires. Ils se sont fortement améliorés, l'UE étant passée d'un déficit de 0,7% du PIB en 1999 à un excédent de 1,2% en 2000 (de -1,3% à +0,3 pour la seule zone euro). En 2001, l'excédent budgétaire devrait toutefois se contracter et ne plus représenter que 0,2% du PIB dans l'UE ; la zone euro reviendrait, elle, à un déficit de 0,5%. En 2001, cinq Etats membres afficheront un déficit: Grèce et Autriche avec moins de 1% du PIB), Allemagne et, avec une déficit situé entre 1 et 1,5%, Italie et Portugal. M. Solbes a donc dû constater un "certain relâchement", les déficits structurels n'ayant pas été attaqués à la racine, ce qui "pourrait déboucher sur un peu de surchauffe".

Pour la première fois, les prévisions couvrent aussi les pays candidats

Pour la première fois, la Commission a étendu l'exercice des prévisions aux pays candidats à l'adhésion qui devraient connaître, selon elle, une croissance de plus de 4% en moyenne entre 2000 et 2002. Par contre, l'inflation y subit le contrecoup des niveaux élevés des prix de l'énergie ; une légère réduction de l'inflation y est attendue en 2001 et 2002, sauf en Roumanie et en Turquie, pays de forte inflation.

EUROPE reviendra dans son prochain bulletin sur les prévisions concernant les pays candidats.

Les tableaux chiffrés principaux qui accompagnent les documents de la Commission seront pas ailleurs reproduits: a) dans notre supplément statistique hebdomadaire de lundi prochain pour ce qui concerne les quinze pays de l'UE; b) dans le supplément statistique de la semaine suivante pour ce qui concerne les pays candidats à l'adhésion.

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