Bruxelles, 02/11/2000 (Agence Europe) - Le 28 octobre, la Présidence française a fait au nom de l'UE la déclaration suivante concernant la Côte d'Ivoire:
"L'UE prend acte que la Cour suprême a proclamé M. Laurent Gbagbo élu à la Présidence de la République de Côte d'Ivoire, conformément aux résultats publiés par la Commission nationale électorale. L'UE appelle le président investi, comme il s'y est engagé dans son discours d'investiture, ainsi que tous les responsables politiques ivoiriens, à mettre en oeuvre les initiatives propres à restaurer, dans la paix civile, la cohésion nationale et l'esprit de solidarité qui ont caractérisé la Côte d'Ivoire. L'UE, qui avait regretté la forte limitation apportée à la liberté de choix des citoyens, appelle également le président investi à assurer l'ouverture démocratique réclamée par ceux-ci. A cet égard, elle relève la confirmation par M. Laurent Gbagbo de la tenue des élections législatives le 10 décembre prochain. Il est indispensable que le processus de retour à l'ordre constitutionnel et démocratique s'exerce dans des conditions incontestables et vérifiées de transparence et d'équité, et offre à l'ensemble des forces politiques du pays l'occasion de concourir à la réalisation des objectifs ci-dessus. Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'Union européenne, Chypre, Malte et la Turquie, pays également associés, ainsi que les pays de l'Aele, membre de l'Espace économique européen se rallient à cette déclaration" (voir dans EUROPE du 28 octobre, p.4, les conclusions de la mission d'observateurs de l'UE).
Le 30 octobre, la Présidence française a fait la déclaration suivante sur les récents actes de violence en Côte d'Ivoire: "L'UE, qui a exprimé sa grave préoccupation devant les violences récentes, suivra avec une attention tout particulière les conclusions des enquêtes diligentes sur le massacre de Yopougon, à Abidjan. Elle prend note à cet égard de la volonté exprimée par le gouvernement ivoirien de faire toute la lumière sur ce massacre, notamment à travers la constitution d'une commissions d'enquête nationale. L'UE appelle tous les Ivoiriens au respect des droits de l'Homme et des libertés publiques dans le cadre du processus politique engagé. Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'UE, Chypre, Malte et la Turquie, pays également associés, ainsi que les pays de l'AELE membres de l'EEE se rallient à cette déclaration."