Bruxelles, 02/11/2000 (Agence Europe) - Après le naufrage du chimiquier italien Ievoli Sun dans la Manche, le président français, Jacques Chirac, et le ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot, ont appelé leurs partenaires européens à faire un effort pour que les mesures de sécurité maritime proposées en mars par la Commission soient adoptées rapidement par le Conseil Transports. Après la commissaire européenne Loyola de Palacio (voir EUROPE daté 1er novembre, p. 14), le président Chirac a insisté sur l'urgence d'instaurer un "droit de la mer qui soit respecté". La présidente du Parlement européen, Nicole Fontaine a souhaité anticiper le débat du Parlement européen sur le premier "paquet maritime" présenté en mars par la Commission, prévue pour le 11 décembre.
Le ministre Gayssot a également demandé à la Commission d'anticiper la présentation du second paquet annoncé lors du Sommet de Biarritz. Les nouvelles mesures, qui devaient en principe être discutées le 6 décembre par la Commission, porteront notamment sur: la création d'une agence européenne de la sécurité maritime, la création d'un fonds européen de dédommagement, la modification des règles de responsabilité en cas d'accident et la mise en place d'un système européen d'information sur le trafic maritime. La Commission pourrait décider d'anticiper ses délibérations pour tenir compte de l'émotion suscitée en France par le naufrage de l'Ievoli Sun.
La Conférence des régions périphériques maritimes d'Europe (CRPM) a exprimé sa "colère et son indignation" dans un communiqué, en soulignant que "la répétition de ces accidents ne plus être imputée au hasard. Elle démontre l'urgence et la nécessité de renforcer les moyens d'application de la réglementation en matière de sécurité maritime". La CRPM estime que "on ne peut plus laisser aux seuls Etats la responsabilité de mettre en œuvre cette réglementation, ni demander aux régions maritimes la charge de gérer les conséquences économiques et sociales dramatiques des catastrophes".