Bruxelles, 02/11/2000 (Agence Europe) - Les premières assises européennes des étudiants, qui se sont tenues les 28 et 29 octobre à Paris dans le cadre de la Présidence française du Conseil et à l'initiative de l'ESIB (European Students Information Bureau), ont permis à 300 délégués de 40 syndicats étudiants européens "de faire entendre leur voix dans le processus en cours de construction de l'Europe de l'Education". Les étudiants ont regroupé leurs propositions dans un manifeste qu'ils ont remis au ministre français de l'Education et Président en exercice du Conseil Jack Lang, qui lui-même les transmettra à ses collègues de l'UE lors du Conseil Education du 9 novembre prochain (lequel Conseil se penchera également sur la communication de la Commission relative à la suppression des obstacles à la mobilité des étudiants et devrait adopter le plan d'action visant à accélérer cette mobilité, voir e.a. EUROPE du 30 septembre p.15).
Au cours de ces assises, les étudiants ont fait part de leur souci d'obtenir davantage de soutien et d'aide financière à la mobilité et davantage de pouvoir au sein des instances européennes chargées de l'enseignement supérieur. Leur objectif est que l'accès à la mobilité ne soit plus réservé à une élite. Avant de parvenir un jour à une harmonisation réelle des diplômes européens, les échanges d'étudiants constituent un premier pas vers une culture européenne commune, mais ces échanges restent encore du ressort d'une élite, le montant des bourses Erasmus ne s'élevant qu'à 100 euros par mois, ce qui est insuffisant pour que les étudiants européens, puissent tous en profiter, quelle que soit leur origine sociale.
Le Premier ministre français Lionel Jospin a salué ces assises en soulignant que les étudiants avaient "un rôle déterminant à jouer dans la promotion d'une Europe plus humaine et plus forte".