Bruxelles, 11/09/2000 (Agence Europe) - La Commission européenne demande pour l'année prochaine au moins 44 millions d'euros pour financer la réforme de sa politique de ressources humaines. La lettre rectificative pour le projet de budget 2001, adoptée vendredi dernier, présente formellement, chiffres à l'appui, les demandes annoncées à la fin juillet, à savoir 400 postes supplémentaires pour 2001; démantèlement progressif des bureaux d'assistance technique (BATs), compensé à titre transitoire par l'emploi d'agents temporaires. A ces mesures, la Commission ajoute: le transfert à 100 nouveaux postes permanents des crédits consacrés jusqu'à présent au personnel externe (personnel sous contrat); des actions de formation; un renforcement des moyens de télécommunications dans les délégations.
Les 44 millions d'euros demandés s'ajouteraient aux autres crédits consacrés aux dépenses de personnel. Dans son avant-projet de budget pour 2001, la Commission avait demandé 2,56 milliards d'euros pour son personnel (hors pensions). Cette demande ne tenait compte que de 76 nouveaux postes pour l'Office de lutte antifraude (Olaf). Le Conseil, dans sa première lecture du budget, en juillet, avait réduit ces crédits de près de 40 millions.
La lettre rectificative va maintenant être examinée par le Conseil, puis par le Parlement. Afin que les députés, dans leur session plénière de la fin octobre, puissent examiner les propositions budgétaires pour 2001 dans leur ensemble, le Conseil devrait se prononcer avant cette session.
Rappelons que la demande de 400 postes supplémentaires fait partie des propositions du rapport du "groupe de pilotage" sur les besoins en personnel de la Commission, établi fin juillet par le Collège. Dans ce rapport, la Commission dit manquer de 1254 postes pour ses activités "essentielles". Tandis que 537 seraient trouvés au sein même de la Commission elle-même (redéploiements internes, réforme…), la Commission prévoit de créer 400 postes en 2001 et 317 en 2000. Le rapport prévoit par ailleurs que 600 fonctionnaires partiraient en pré-retraite à partir de 2002, dont 342 ne seraient pas remplacés, ce qui réduirait d'autant les créations nettes de postes (voir EUROPE du 27 juillet p.7).
Cette lettre sera suivie d'une seconde lettre rectificative, consacrée essentiellement à la révision des crédits pour le secteur agricole, faite en fonction de l'évolution des différents marchés. Cette seconde lettre est prévue pour la fin du mois d'octobre.