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Bulletin Quotidien Europe N° 7724
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/autriche

Consultations de M.Guterres sur la levée des sanctions (sur laquelle il n'y a pas de consensus)

Lisbonne/Bruxelles/Vienne, 24/05/2000 (Agence Europe) - Le président du Conseil européen Antonio Guterres a annoncé qu'il entamait des consultations avec les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE sur les sanctions bilatérales imposées par les Quatorze contre l'Autriche, mais a précisé que les sanctions "ne seront pas modifiées tant qu'il n'y aura pas de consensus en sens inverse". Or, on sait en particulier que la position de la France reste ferme (voir le discours de M.Moscovici devant les députés européens, dans EUROPE du 12 mai, p.6); en outre, mardi, le ministre belge des Affaires étrangères Louis Michel a affirmé: "Je ne vois pas pourquoi ce problème devrait être résolu à Feira (...) J'espère que le rendez-vous de Feira portera exclusivement sur l'ordre du jour de Feira". Quant au chancelier autrichien Wolfgang Schüssel, il s'est voulu "prudent, très prudent", tout en constatant qu'il y a à présent une "chance" de mouvement.

M. Gusenbauer a présenté un plan à Allemagne, France, Belgique

Le chancelier autrichien Wolgang Schüssel a vivement réagi aux initiatives prises par le leader du principal parti d'opposition, le président du parti social-démocrate (SPÖ), M. Gusenbauer, qui a présenté à MM. Jospin, Schröder et Michel un plan prévoyant la surveillance d'éventuels comportements racistes ou xénophobes en Autriche, jusqu'aux élections de l'année prochaine au niveau des Länder. Nous ne nous laissons pas mettre en quarantaine, a commenté M. Schüssel, qui reproche à M.Gusenbauer d'agir de manière "absolument contre-productive" dans les délicates circonstances actuelles, quatre semaines avant le sommet "décisif" de Feira. Quant à Susanne Riess-Passer, vice-chancelier et leader du FPÖ, elle a exhorté M. Gusenbauer à "rester, à l'avenir, chez lui". Le plan présenté par M.Gusenbauer prévoit aussi: - la levée des sanctions bilatérales dans un an, si l'Autriche renonce à tenir un référendum sur les sanctions; - la mise en vigueur de plans contre le racisme dans toute l'UE; - l'organisation d'une conférence sur le racisme et la xénophobie, à Vienne; - la modification de l'article 7 du Traité de l'UE (selon les suggestions faites par la Belgique).

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