Bruxelles, 24/05/2000 (Agence Europe) - Les deux vice-présidents du groupe socialiste du Parlement européen, Mme P.Napolitano et M.P.Schori, qui se sont rendus en Tunisie ces derniers jours, ont pris note des progrès économiques et sociaux considérables réalisés dans ce pays, mais ont en même temps insisté sur les "exigences absolues" en matière de droits de l'homme. La délégation socialiste a rencontré aussi bien les autorités gouvernementales (Premier ministre et ministre des Affaires étrangères) que le vice-président de la Chambre des députés et des représentants de la société civile (Ligue tunisienne de défense des droits de l'homme, association des femmes démocrates).
Ayant constaté les progrès économiques et sociaux, Mme Napolitano et M.Schori ont aussi noté "les engagements du président Ben Ali envers son peuple et envers ses partenaires européens de développer la société civile, de réviser le code de la presse et de faciliter la liberté d'association". Ils estiment avoir eu "un échange de vues ouvert et sincère en matière de droits de l'homme et de liberté d'expression" et ont recommandé à leurs interlocuteurs au niveau gouvernemental de mettre en place un dialogue avec les ONG pertinentes sur ces problèmes.
La mission se situe dans le perspective du débat que le Parlement européen devrait avoir en juin sur les relations entre l'UE et la Tunisie, avec la participation du Conseil et de la Commission. Le président du groupe socialiste Baron Crespo avait considéré, lors de la session de la semaine dernière, que les relations avec la Tunisie étaient un sujet trop important pour le traiter en quelques minutes pendant les débats d'urgence et il s'était engagé à tout faire pour que le Conseil et la Commission soient interpellés par une question orale, suivie du vote d'une résolution, afin de susciter un véritable débat.