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Bulletin Quotidien Europe N° 13860
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DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ / Logement

L'Alliance des villes européennes maintient la pression sur les institutions de l'UE pour remédier à la crise du logement

La vice-présidente de la Commission européenne, Teresa Ribera, et le président du Conseil européen, António Costa, ont accueilli, jeudi 30 avril à Bruxelles, les maires de Paris, Barcelone, Amsterdam et Rome pour aborder avec eux la crise du logement dans l’UE et identifier les solutions à court et moyen terme.

Les maires ont présenté notamment les pistes identifiées dans l’'Alliance des villes européennes pour le logement', qui regroupe 15 villes, dont Paris, Rome, Amsterdam, Nicosie, Barcelone, Cologne, Bologne ou Lyon.

« Les prix de l'immobilier ont augmenté de plus de 60% (en valeur nominale) entre 2013 et 2024, alors que les permis de construire ont diminué de plus de 22% depuis 2021. Ces chiffres sont impressionnants. Les besoins sont criants et nous devons unir nos efforts », a résumé la vice-présidente.

 « La prochaine étape consiste à préparer la législation sur le logement abordable et à œuvrer de concert pour que les mesures nécessaires soient en mesure d'apporter des réponses et des outils clairs afin de rendre les solutions disponibles dans le plein respect du principe de subsidiarité », a-t-elle indiqué.

« Nous mobilisons les instruments de l'UE et un débat crucial aura lieu lors du prochain budget de l'UE. Le logement et l'investissement méritent toute l'attention qu'ils requièrent », a ajouté la vice-présidente.

Le maire de Barcelone, Jaume Collboni, a estimé que les choses ont néanmoins progressé. « Nous disposons désormais d'un plan européen sur le logement et nous sommes à quelques semaines de l'adoption de la législation sur le logement abordable. Parallèlement, les négociations sur le CFP battent leur plein au Parlement européen. Le moment est venu d'avoir un impact véritablement transformateur pour résoudre la crise du logement en Europe ».

Les propositions portées par l’Alliance portent sur six domaines : les zones en situation de crise du logement, le financement, la gouvernance, le sans-abrisme et les groupes vulnérables, la spéculation et les locations de courte durée.

Pour le maire de Barcelone, « il convient d'assurer la prolifération des locations de courte durée et de l'adapter au niveau de gouvernance approprié. La réglementation doit aller au-delà de la simple réglementation des locations de courte durée » et les villes doivent jouer un rôle prépondérant dans le processus.

« En tant que maires, nous affirmons que ses répercussions vont bien au-delà du marché du logement », a-t-il ajouté. « Ce problème touche également la responsabilité de nos villes, notre sécurité et notre cohésion sociale. En d'autres termes, la désignation d'une ville comme zone de tension sur le logement doit justifier et protéger toute réglementation relative aux locations de courte durée dans cette ville ou pour une période donnée. Nous avons demandé que la future législation sur le logement abordable concrétise ce principe ».

Le Conseil européen a tenu, en octobre, un premier échange de vues sur le logement abordable, a rappelé de son côté le président du Conseil européen. « Depuis, cette question demeure une priorité de l'agenda de l'UE ».

 « Le logement abordable est essentiel à la cohésion sociale et à l'équité. Son absence est au cœur de la désillusion des citoyens envers les institutions démocratiques », a encore dit le Portugais.

Bien que les compétences en matière de logement abordable relèvent des échelons national, régional et local, il est important d'examiner comment l'Union européenne peut compléter et soutenir ces efforts dans le plein respect du principe de subsidiarité, les maires étant en première ligne de tous les maux de la société, a encore dit António Costa. (Solenn Paulic)

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