login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13811
POLITIQUES SECTORIELLES / CohÉsion

La Commission européenne apporte son soutien aux régions orientales de l'UE limitrophes de la Russie, de la Biélorussie et de l'Ukraine

La Commission européenne a présenté, mercredi 18 février, un plan visant à rendre les régions européennes frontalières de la Russie, de la Biélorussie et de l'Ukraine plus sûres, plus résilientes et plus attrayantes pour y vivre et y travailler (EUROPE 13694/12). Cela concerne neuf États membres : la Finlande, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie.

« L'UE partage plus de 3 500 kilomètres de frontières terrestres avec la Russie et la Biélorussie, près de 1 500 kilomètres avec l'Ukraine, ainsi que 600 kilomètres avec le bassin maritime de la mer Noire, également partagé avec l'Ukraine et la Russie », a expliqué Raffaele Fitto, vice-président exécutif de la Commission, chargé de la Cohésion et des Réformes, en conférence de presse.

« De nombreuses communautés sont confrontées à une combinaison d'insécurité accrue, d'affaiblissement de l'activité économique et de déclin démographique », a-t-il indiqué. « Soutenir ces régions n'est donc pas seulement une responsabilité technique, mais aussi une responsabilité politique ».

« Avec l'examen à mi-parcours, nous avons montré que la politique de cohésion peut s'adapter aux nouveaux besoins et les résultats, que je présenterai dans les semaines à venir, confirmeront cette tendance », a annoncé le vice-président.

Le plan propose des mesures dans cinq domaines prioritaires.

Sécurité et résilience. Cela inclut plusieurs initiatives déjà annoncées par la Commission, qui doivent être présentées plus tard dans l’année : l''Eastern Flank Watch', l'initiative européenne de défense par drones, le bouclier aérien européen et le bouclier spatial européen (EUROPE 13732/1 ; 13795/21). Une communauté de praticiens de la région frontalière orientale sera créée afin de renforcer la préparation et d'encourager la coopération transfrontalière entre les clusters de résilience.

Croissance et prospérité régionale. La Commission a pour ambition de faciliter l'accès au financement, notamment par le biais du mécanisme ‘EastInvest’, destiné à aider les pays concernés à obtenir des prêts et des conseils. La Banque européenne d'investissement (BEI), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la Banque nordique d'investissement (NIB) et la Banque de développement du Conseil de l'Europe (CEB) ont pour objectif de fournir au moins 28 milliards d'euros en 2026-2027 sous forme d'investissements privés et publics dans les États membres concernés. Les régions concernées pourront aussi coopérer avec la Banque mondiale dans le cadre de l'initiative ‘Catching-up Regions’ afin de stimuler le développement économique dans les zones les plus touchées.

Atouts locaux. La Commission prévoit de prioriser l'intégration électrique des États baltes dans les réseaux européens et développer des infrastructures transfrontalières pour l'hydrogène, telles que le corridor hydrogène nordique-balte. Elle souhaite aussi soutenir les initiatives en faveur de l'économie circulaire, notamment les vallées de symbiose industrielle et les pôles régionaux de bioéconomie.

Connectivité. Il s’agira de moderniser les réseaux de transport, y compris les infrastructures routières, ferroviaires et portuaires à double usage ainsi que les connexions transfrontalières avec l'Ukraine et la Moldavie.

Population. Enfin, la Commission souhaite lutter contre le dépeuplement et la pénurie de main-d'œuvre grâce à des parcours de formation-emploi et renforcer les communautés grâce au programme de résilience des médias et à la lutte contre la désinformation.

La Commission lancera un dialogue politique annuel de haut niveau sur le sujet dès le jeudi 26 février. Une déclaration lançant le mécanisme 'EastInvest' sera signée par les institutions financières ce jour-là.

Soutien des représentants locaux. « Nous soutenir n'est pas un acte de charité, mais un investissement stratégique dans la sécurité, la résilience et la reconstruction future de l'Ukraine. Ces régions constituent des passerelles logistiques et économiques naturelles pour la reprise et l'intégration de l'Ukraine dans le marché unique », a réagi Milan Majerský, gouverneur de la région autonome de Prešov, au nord-est de la Slovaquie, et membre du Comité européen des régions (CdR).

« Le renforcement de la résilience des infrastructures de transport dans la région de Podkarpackie et dans d'autres régions frontalières revêt également une importance paneuropéenne. Les investissements dans les transports dans ces régions devraient être reconnus comme stratégiques pour la sécurité et la résilience de l'Union européenne », a enchéri Władysław Ortyl, gouverneur (marsalek) de la région polonaise de Voïvodie des Basses-Carpates (Podkarpackie), également membre du CdR.

Lire la communication de la Commission : https://aeur.eu/f/ksr  (Anne Damiani)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
Invasion Russe de l'Ukraine
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ
SOCIAL - EMPLOI
INSTITUTIONNEL
BRÈVES