La Commission européenne a publié, mercredi 18 février, sa réponse à des questions écrites soumises le 26 novembre dernier par un groupe d'eurodéputés allant des Verts/ALE au PPE, sur la lutte contre les pratiques préjudiciables visant les femmes et les filles.
La commissaire chargée de l'Égalité, de l'état de Préparation et de la Gestion des crises, Hadja Lahbib, rappelle que la stratégie en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes 2020-2025 ainsi que la stratégie en faveur de l’égalité LGBTIQ 2020-2025 couvrent des pratiques telles que les mutilations génitales féminines, les mariages forcés, les avortements et stérilisations forcés ou encore les violences « soi-disant liées à l’honneur ».
Deux de ces pratiques, les mutilations génitales féminines et le mariage forcés, ont été qualifiées d’infractions pénales au niveau de l’UE par la directive relative à la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique de 2024 (EUROPE 13431/33). Le texte prévoit à l’égard des victimes davantage de protection, un meilleur accès à la justice ainsi que plus d’accompagnement et de mesures de prévention. Il établit également comme circonstance aggravante le fait qu’une infraction soit commise pour préserver ou restaurer le « prétendu honneur » d’une personne ou d’un groupe.
La Commission s’engagerait à organiser des ateliers avec les États membres afin de garantir une transposition complète et dans les délais de la directive, d’ici à juin 2027.
En outre, Hadja Lahbib précise préparer la stratégie pour l’égalité 2026-2030, dont l’adoption est envisagée autour de la prochaine Journée internationale des droits des femmes.
Les questions écrites : https://aeur.eu/f/ksu
La réponse : https://aeur.eu/f/ksv (Nithya Paquiry)