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Bulletin Quotidien Europe N° 13803
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ACTION EXTÉRIEURE / Turquie

« Il est nécessaire de repenser les relations UE-Turquie », souligne Marta Kos

La commissaire européenne à l’Élargissement, Marta Kos, a estimé, vendredi 6 février, à l’occasion d’un voyage en Turquie, que « face à l'évolution de la situation en Europe, il est nécessaire de repenser les relations UE-Turquie ».

Dans un communiqué commun, la commissaire et le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, ont réaffirmé le statut de candidat de la Turquie et reconnu la « valeur stratégique » des relations bilatérales « pour la promotion de la stabilité régionale et de la résilience économique dans un contexte géopolitique en pleine mutation ».

Selon Marta Kos et Hakan Fidan, l'évolution récente de la situation mondiale et régionale a encore accentué l'importance stratégique des relations UE-Turquie. Saluant le récent engagement mutuel dans leurs relations sur divers domaines d'intérêt commun et réitérant leur volonté de le traduire en actions concrètes, les deux parties ont reconnu que le renforcement de cette collaboration, notamment concernant la sécurité et la connectivité, revêtait « une importance stratégique ».

Le ministre a insisté sur l'urgence de lever les blocages persistants dans les relations bilatérales et appelé à la mise en place d'un cadre de coopération « plus large, institutionnel et multidimensionnel ».

La commissaire et le ministre ont aussi réaffirmé l'importance de l'intégration économique entre la Turquie et l'UE, le ministre soulignant « l'urgence croissante » de moderniser l'Union douanière. Ils sont convenus de poursuivre leur dialogue en vue d'améliorer la mise en œuvre de cette union et partagent la volonté d'œuvrer à sa modernisation et à la réalisation de son plein potentiel « afin de soutenir la compétitivité, la sécurité économique et la résilience des deux parties ».

Marta Kos et Hakan Fidan se sont en outre rappelé l'importance du dialogue sur la libéralisation des visas et du renforcement de la coopération en matière de sécurité et de migration dans le cadre du dialogue de haut niveau établi.

Enfin, alors que le processus d’adhésion de la Turquie à l’UE est gelé en raison de la situation de l’État de droit dans le pays, Marta Kos a rappelé que le dialogue sur l'État de droit et les normes démocratiques faisait partie intégrante des relations. Elle s’est en outre félicitée de l'engagement de la Turquie dans le processus informel en cours sur Chypre. (Camille-Cerise Gessant)

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