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Bulletin Quotidien Europe N° 13746
POLITIQUES SECTORIELLES / Transports/Énergie

Les eurodéputés s’interrogent sur le prochain 'Mécanisme pour l’interconnexion en Europe'

Les commissions de l'industrie, de la recherche et de l'énergie (ITRE) et des transports et du tourisme (TRAN) du Parlement européen ont interrogé la Commission sur le prochain ‘Mécanisme pour l’interconnexion en Europe’ (MIE - CEF en anglais), inclus dans la proposition de nouveau cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034, présentée en juillet (EUROPE 13683/3).

Un réseau électrique plus connecté. Le commissaire à l’Énergie et au Logement, Dan Jørgensen, a insisté sur l’importance de ce réseau, qui n’est pas seulement « l'épine dorsale du système énergétique européen, mais l'épine dorsale de l'Europe elle-même ». « Selon les estimations actuelles, nous ne sommes pas en mesure de répondre à environ la moitié de nos besoins en matière de capacité électrique transfrontalière pour 2030 », a-t-il alerté.

Il a défendu sa proposition, dont le budget a été multiplié par cinq. Outre l’augmentation du niveau de financement, il s’agit de « se concentrer sur les besoins stratégiques européens en garantissant la réalisation des projets d'intérêt commun et des projets d'intérêt mutuel ».

Si Eva Maydell (PPE, bulgare) a pointé du doigt les disparités importantes qui existent entre les prix de l'électricité en Europe orientale et occidentale, Christophe Bay (PfE, français) a estimé qu’il ne fallait pas trop miser sur les énergies renouvelables, qui sont limitées et intermittentes.

Sur le premier point, le commissaire a répondu qu’il avait bien conscience du problème et que le paquet qu’il présentera prochainement devrait le résoudre grâce à « un changement de paradigme ».

Sur les énergies renouvelables, il a répondu que l'Allemagne perdait au contraire près de 4 milliards d'euros chaque année en raison des restrictions. « Les contribuables et les consommateurs d'électricité allemands paient, par exemple, les producteurs danois pour qu'ils arrêtent la production d'énergie éolienne à partir d'éoliennes, ce qui n'est pas très rationnel. Donc, si nous étions mieux connectés, nous ferions de grosses économies sur nos prix énergétiques », a-t-il ajouté.

Il a souligné le fait que l’UE n'exploitait pas assez ce potentiel, qui constitue une véritable occasion à saisir.

Financer des projets à forte valeur ajoutée européenne. Pour Apóstolos Tzitzikóstas, commissaire européen aux Transports et au Tourisme durables, le MIE a deux objectifs principaux : parachever le réseau transeuropéen de transport (RTE-T) et financer la mobilité militaire.

Rosa Serrano Sierra (S&D, espagnole) et Kai Tegethoff (Verts/ALE) se sont tous deux inquiétés de la suppression des critères d'éligibilité et d'attribution au profit d’une grande flexibilité. 

Le commissaire a répliqué que « les critères plus détaillés pour le financement seraient définis dans les programmes de travail et les textes d'appel à projets, plus tard dans la mise en œuvre ». Il a voulu être rassurant quant à la prévisibilité pour les acteurs du secteur, en rappelant que « les programmes de travail s'étendent sur plusieurs années ».

De même, l'examen à mi-parcours prévoit également une certaine flexibilité au sein des piliers. « Ainsi, avec les plans nationaux, il sera possible de faire des ajustements, ce qui est très important, car cela permettra de modifier certains projets en fonction des priorités nationales », a-t-il souligné. (Anne Damiani)

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