« L'escalade des tensions avec un allié clé au sujet des droits de douane, alors que notre frontière orientale est menacée, aurait été un risque imprudent », a déclaré le président du Conseil européen, António Costa, à Bled, lundi 1er septembre. Selon lui, il était crucial de conclure un accord avec les États-Unis pour, d'une part, garder les canaux diplomatiques ouverts, et d'autre part, limiter la casse sur les tarifs douaniers. « Nous avons choisi la diplomatie plutôt que l'escalade », a-t-il martelé.
Et d'admettre que la force dont l'UE s'est toujours targuée jusqu'ici - son marché intérieur de 450 millions de consommateurs - n'a pas suffi à établir un véritable rapport de force.
António Costa s'est ainsi attelé à défendre l'accord conclu par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, alors que de nombreux acteurs en critiquent le contenu (EUROPE 13696/1).
Dans les semaines à venir, les colégislateurs devront donner leur feu vert à la suppression des tarifs sur toute une série de produits industriels et agroalimentaires américains dans la perspective d'appliquer l'accord conclu. Or, du côté du Parlement européen, on réclame des garanties de la part des États-Unis, mais aussi de la Commission quant au fait que d'autres menaces tarifaires n'apparaîtront pas à l'avenir. (Léa Marchal)