Le gouvernement allemand a transmis à la Commission européenne, à la mi-juillet, un programme budgétaire pluriannuel dont la période d'ajustement sera de sept ans, de 2025 à 2031, et qui devrait lui éviter une situation de déficit public excessif.
Conformément au Pacte de stabilité et de croissance révisé en 2024, le gouvernement 'Merz' a transmis sa trajectoire de croissance des dépenses publiques qui tient compte de l'activation, par l'Allemagne, de la clause dérogatoire nationale du Pacte afin d'accroître les dépenses militaires.
Selon cette trajectoire, la croissance des dépenses primaires nettes allemandes ne devra pas dépasser 4,4% en 2025, 4,5% en 2026, 2,3% en 2027, 1,7% en 2028 et 1,6% en 2029. Sans l'activation de la clause dérogatoire du Pacte, cette trajectoire serait la suivante : 3,1% en 2025, 3,0% en 2026, 2,7% en 2027, 2,1% en 2028 et 2,0% en 2029.
En référence à la décision des pays de l'OTAN d'accroître à 5% du PIB leurs dépenses en lien avec la défense d'ici 2035 (EUROPE 13667/1), l'Allemagne ambitionne que ses dépenses passent de 2,1% en 2024 à 3,1% en 2029.
Selon le programme pluriannuel allemand, le déficit public demeurerait inférieur à 3% du PIB national sur les cinq prochaines années, selon la trajectoire retenue suivante : 2,9% du PIB en 2025, 2,8% en 2026, 2,3% en 2027, 1,6% en 2028 et 1,0% en 2029. Et la dette publique allemande par rapport au PIB national se stabiliserait à hauteur de 65% du PIB en 2026, selon la trajectoire suivante : 62,5% du PIB en 2024, 63,8% en 2025, 64,8% en 2026, 64,5% en 2027, 63,8% en 2028 et 62,6% en 2029.
Voir le programme budgétaire allemand : https://aeur.eu/f/i1b (Mathieu Bion)