Selon Dora Bakoyannis (PPE, grecque), rapportrice à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe sur la situation au Moyen-Orient, « d’un point de vue humanitaire, la situation à Gaza a depuis longtemps dépassé nos pires cauchemars ».
Dans une déclaration publiée lundi 28 juillet, elle affirme qu'« appeler le gouvernement israélien à faire tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin à cette tragédie ne peut pas être qualifié d’antisémitisme. 74% de la société israélienne, y compris d’anciens Premiers ministres et de hauts responsables de Tsahal, exigent la même chose ».
« Les objectifs initiaux de rapatriement des otages et de démantèlement des capacités militaires du Hamas ont été mis de côté par des objectifs internationalement illégaux et, malheureusement, ouvertement déclarés : l’annexion de Gaza et le déplacement de sa population », ajoute la parlementaire avant de conclure : « Cette catastrophe ne doit pas se poursuivre. Les otages doivent être rapatriés. Les souffrances infligées aux civils doivent cesser sans discrimination. Le monde entier observe, l'histoire le constate, et la responsabilité de privilégier l'humanité aux calculs politiques repose entièrement sur les épaules des dirigeants concernés ».
« Les images de famine, de déplacements massifs, de massacres généralisés et de destruction totale ne font rien d’autre que renforcer le discours du Hamas, tout en sapant gravement la position d’Israël », précise aussi Dora Bakoyannis. (Véronique Leblanc)