L'Agence de coopération des régulateurs de l’énergie (ACER) a approuvé, lundi 28 juillet, une méthodologie harmonisée pour évaluer les besoins de flexibilité en énergie non fossile.
Développée par l'ENTSO-E (réseau européen des gestionnaires de réseau d’électricité) et l'Entité des GRD (gestionnaires de réseau de distribution) de l'UE, la méthodologie d'évaluation des besoins de flexibilité guide les opérateurs d'électricité dans la quantification de l'énergie propre et flexible nécessaire au niveau national pour gérer les fluctuations de l'offre et de la demande.
La flexibilité, par la réponse à la demande, le stockage ou la production flexible pour équilibrer le réseau en temps réel, permet notamment de réduire le gaspillage d'énergie renouvelable lorsque le réseau ne peut pas l'absorber.
Selon l’ACER, l’exploitation d'une flexibilité propre « réduira la dépendance à l'égard du gaz, permettra une transition énergétique rentable et aidera les États membres à atteindre les objectifs contraignants de l'UE en matière d'énergies renouvelables (…) ».
La méthodologie distingue la flexibilité du système (la capacité du système électrique à ajuster la production et la consommation d'électricité en fonction des signaux du marché) de celle du réseau (flexibilité nécessaire pour s'adapter à la disponibilité du réseau) et assure une approche harmonisée pour l’évaluation des besoins de flexibilité.
Les États membres doivent ainsi soumettre une évaluation nationale des besoins de flexibilité (FNA ou 'Flexibility needs assessment') d'ici juillet 2026 et définir des objectifs nationaux indicatifs en matière de flexibilité d'ici janvier 2027.
L’ACER publiera par la suite un rapport européen pour estimer les besoins de flexibilité, attendu pour juillet 2027.
Pour voir la décision de l’ACER : https://aeur.eu/f/i14 ; et la méthodologie : https://aeur.eu/f/i16 (Pauline Denys)