L’inclusion serait la priorité - parmi les quatre du programme, aux côtés de la transition numérique, du climat et de la participation civique - la mieux mise en œuvre dans Erasmus+ 2021-2027, tous secteurs confondus.
Selon une étude réalisée par le cabinet de conseil ICF, publiée mardi 15 juillet par la Direction générale de l'éducation, de la jeunesse, du sport et de la culture de la Commission européenne et visant à l'aider à mener l'évaluation intermédiaire d'Erasmus+ 2021-2027 et l'évaluation finale d'Erasmus+ 2014-2020, la part des participants reconnus comme ayant moins de possibilités est passée d’environ 10% durant la période 2014-2020 à environ 15% en 2023.
Aussi, les personnes concernées auraient développé des compétences, élargi leur ouverture à l’international et amélioré leurs perspectives professionnelles dans les mêmes proportions que celles des autres participants.
C’est le secteur de la jeunesse qui affiche le taux de participation le plus élevé de personnes avec moins de possibilités, et près de 50% des projets de coopération intègrent des objectifs liés à l’inclusion et à la diversité.
Dès 2015, à la suite de la crise migratoire, un processus a été mis en place en vue de ces derniers. Le réexamen à mi-parcours du cadre financier pluriannuel avait alors conduit à une reconduction budgétaire ciblée sur les objectifs d’inclusion. Et depuis 2021, toutes les agences nationales mènent des actions en faveur de l’inclusion alors qu'elles étaient seulement 38% en 2015.
Néanmoins, le rapport note des points perfectibles, tels que des définitions hétérogènes de la notion de « people with fewer opportunities » entre pays, des difficultés à identifier les publics concernés et un manque d’harmonisation des données statistiques.
L’étude recommande donc de mieux accompagner les agences nationales, de mettre en œuvre des campagnes de communication spécifiques, d’améliorer le suivi de la stratégie pour l’inclusion et la diversité et de considérer une augmentation des financements dans les domaines où les conséquences sociales peuvent s’avérer les plus importantes.
Lire l'étude (en anglais) : https://aeur.eu/f/hzj (Nithya Paquiry)