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Bulletin Quotidien Europe N° 13610
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ÉDUCATION - JEUNESSE - CULTURE - SPORT / Éducation

Un rapport de la Direction générale de l'éducation de la Commission européenne mise sur la durabilité pour réduire les inégalités scolaires

L'intégration de la durabilité dans les méthodes pédagogiques n'est pas seulement une réponse aux enjeux climatiques ; elle pourrait aussi devenir un levier pour réduire les inégalités scolaires. Tel est le constat d’un rapport publié lundi 24 mars par la Direction générale de l'éducation et de la culture de la Commission européenne, qui analyse les bénéfices éducatifs de l’« apprentissage pour la durabilité » ('Learning for Sustainability', LfS).

Au travers de l'examen de 71 études académiques, dont 55 études d’impact, les chercheurs du réseau NESET ('Network of Experts working on the Social dimension of Education and Training'), mandaté par la Commission, démontrent que cette approche favorise tant les acquis fondamentaux que le bien-être psychologique et l’engagement citoyen, notamment chez les élèves issus de milieux moins favorisés.

Plusieurs travaux énoncés dans le rapport démontrent que l’approche LfS, d’autant plus lorsqu’elle repose sur l’apprentissage en plein air ou sur des projets interdisciplinaires, bénéficie particulièrement aux élèves les plus vulnérables.

Ainsi, une étude menée dans trois écoles primaires aux États-Unis, dont une en zone défavorisée, montre que 120 élèves de 10 à 11 ans ont enregistré des progrès similaires, voire supérieurs, en mathématiques et en sciences dans l’établissement public, comparé aux deux écoles privées.

En outre, l’un des constats majeurs du rapport porte sur l’impact du LfS sur la motivation et l’estime de soi.

En effet, il s’agit de lier savoir et enjeux concrets via un travail collaboratif et des formules qui encouragent la prise de décision pour renforcer l’implication des élèves. Ces facteurs engendrent des effets sur l’attention, le comportement, mais aussi sur la persévérance des élèves, surtout ceux qui se sentent plus en marge des systèmes scolaires.

Toutefois, les auteurs dénoncent aussi les freins à une généralisation du LfS : manque de formation des enseignants, peu d’espaces verts accessibles autour des écoles, projets souvent ponctuels faute de moyens structurels. Ils plaident pour une approche systémique, à l’échelle de l’établissement et pour une reconnaissance institutionnelle de ces pratiques.

Le rapport recommande que « l’apprentissage pour la durabilité soit reconnu comme un aspect essentiel d’une éducation de qualité, puisqu’il semble offrir des bénéfices au-delà de la seule acquisition de compétences liées au développement durable » et rappelle « la nécessité d’un soutien et d’un investissement renforcés pour en garantir le succès à long terme ».

Le rapport : https://aeur.eu/f/g5q  (Nithya Paquiry)

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