Un premier test pour le paquet 'omnibus' au Parlement européen aura lieu la semaine prochaine à Strasbourg. Les eurodéputés doivent se prononcer mardi 1er avril sur le fait de voter un des textes 'omnibus', en procédure d'urgence. Il s'agit de la directive appelée 'stop the clock' qui reporte d'un an et de deux ans respectivement les directives CSDDD et CSRD. Le PPE, à l'origine de la demande de la procédure d'urgence, espère rallier une majorité « au centre », c'est-à-dire avec le S&D, Renew Europe et les Verts/ALE ainsi que CRE. « Il y a des bonnes discussions en cours », selon le chef de l'unité de presse du PPE au PE, Daniel Köster. Si le PE approuve le fait d'adopter sa position en urgence, le vote aura lieu jeudi 3 avril.
Les groupes mentionnés semblent en mesure d'approuver la procédure d'urgence, mais des négociations sont en cours pour un accord plus large. Selon plusieurs sources, le S&D, Renew Europe et les Verts/ALE négocient un accord avec le PPE dans lequel ils accepteraient d'adopter la directive 'stop the clock' en l'état, en échange de quoi le PPE s'engage à ne pas voter d'amendements avec l'extrême droite sur les autres textes du paquet 'omnibus'.
L'ampleur de cet engagement est toujours en discussion, au vu des divisions sur le fond concernant le paquet 'omnibus', mais les quatre groupes veulent donner une chance à la majorité dite 'von der Leyen', qui avait permis de faire élire la présidente de la Commission européenne en 2024. L'enjeu pour le S&D, Renew Europe et les Verts/ALE est d'essayer de limiter les amendements de simplification sur la directive CSDDD en particulier.
Le groupe CRE, favorable à la procédure d'urgence, a déjà annoncé son intention de déposer des amendements à la directive 'Stop the clock' entre mardi et jeudi, pour demander un report plus long encore des textes CSRD et CSDDD. (Léa Marchal)