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Bulletin Quotidien Europe N° 13608
POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

COP30 - CDN, financement, coalition... au 16e Dialogue de Petersberg, l’Union européenne peaufine sa position pour Belém

À huit mois de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique 2025 (COP30) à Belém (Brésil), le 16e Dialogue de Petersberg sur le climat s’est tenu mardi 25 et mercredi 26 mars à Berlin. La rencontre, coprésidée par la ministre fédérale allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, et le président désigné de la COP30, le diplomate brésilien André Corrêa do Lagoa, a réuni les ministres de quarante États pour aborder les priorités de l’agenda climatique mondial. L'occasion, pour le commissaire européen à l'Action climatique, Wopke Hoekstra, de clarifier la trajectoire de l'Union européenne, face à un réchauffement global désormais supérieur à +1,5 °C en moyenne annuelle, selon l’Organisation météorologique mondiale. 

Le commissaire européen a affirmé que l’UE soumettra une nouvelle contribution déterminée au niveau national (CDN) avant la COP30. 

« L’Union européenne publiera prochainement sa nouvelle contribution. Nous savons que nous sommes en retard, mais nous le ferons avant Belém », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse du 26 mars. Il a également souligné que cette CDN devra traduire l’objectif de neutralité climatique en trajectoire chiffrée, conformément à l’Accord de Paris. 

L’autre enjeu majeur ayant été financier, le 16e Dialogue de Peterberg a permis d’évaluer les prochaines étapes de la « feuille de route de Bakou à Belém », notamment le rapport conjoint en préparation entre le Brésil et l’Azerbaïdjan visant à mobiliser 1 300 milliards de dollars américains d’ici 2035, comme décidé à la COP29 en novembre dernier (EUROPE 13531/13). 

André Corrêa do Lago a rappelé que ce rapport, prévu pour la COP30, « ne sera pas soumis à négociation, mais constituera un socle politique fondamental pour renforcer le consensus autour du financement climatique ». 

Wopke Hoekstra a rappelé que la réussite de la conférence de Belém sur les changements climatiques dépendra de la capacité de « transformer les promesses des COP précédentes en résultats mesurables » et à « maintenir une coalition ambitieuse regroupant l’UE, les pays du G7, les économies émergentes et les États insulaires vulnérables ». 

Selon lui, cette alliance avait été décisive à la COP28 et devra être consolidée pour obtenir de nouvelles avancées à Belém. 

Par ailleurs, toujours pendant la conférence de presse du 26 mars, Annalena Baerbock a martelé que la crise climatique « menace notre sécurité et alimente les conflits liés à l’eau, à la terre et à la migration ». Et de préciser : « L’action climatique est aussi une politique de sécurité. Chaque fraction de degré évitée rend le monde plus sûr ». 

En outre, les premières conclusions d’un rapport conjoint de l'OCDE et du PNUD sur les conséquences économiques des politiques climatiques ambitieuses ont été présentées au cours de la rencontre.

Celui-ci démontre que, par rapport au statu quo, des CDN alignées sur l’objectif de 1,5 °C permettent « plus de croissance, une meilleure santé publique, une sécurité énergétique plus grande et une réduction de la pauvreté », selon un communiqué daté du 25 mars du ministère fédéral allemand des Affaires étrangères. 

L’Union européenne s’est dite favorable à des mécanismes complémentaires de gouvernance, à condition qu’ils renforcent l’Accord de Paris et la CCNUCC, sans créer de structures concurrentes. 

« Je serais très réticent à affaiblir notre infrastructure actuelle, même imparfaite », a insisté Wopke Hoekstra, encourageant également à « ouvrir de nouvelles voies non orthodoxes de coopération et de financement ». (Nithya Paquiry)

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