S’exprimant dans le cadre d’une conférence de la Présidence polonaise du Conseil de l’UE consacrée aux réseaux électriques et à la sécurité énergétique, la directrice générale de la DG ENER à la Commission européenne, Ditte Juul Jørgensen, a expliqué que les discussions politiques actuelles concernant la défense et la sécurité européenne devaient « s’emparer » du sujet de l’énergie et, plus précisément, du développement des réseaux.
« La question est de savoir comment cela se traduira ensuite dans les décisions de financement, les instruments de soutien financier au fur et à mesure que nous avançons », a-t-elle interrogé. « Je pense qu'il est trop tôt pour le dire. Il est vraiment important d'avoir cette discussion politique avant de commencer à planifier certains détails des instruments », a-t-elle poursuivi.
Concernant les réseaux électriques, dont les coûts ne cessent d’augmenter (voir autre nouvelle), la directrice générale estime toutefois qu’il faudra tenir compte du « coût supplémentaire de la sécurité », venant s’ajouter aux tarifs, « qui doivent déjà refléter les investissements importants » dans les années à venir.
Quelques facteurs qui permettront de réduire les coûts, selon elle, concernent les investissements dans les nouvelles technologies, mais également l’amélioration des règles entourant la congestion ou encore un système de tarification du réseau qui reflètent davantage les coûts et incitent à une plus grande utilisation du réseau lorsque les prix sont plus bas.
Elle a également mis l'accent sur la nécessité d'accélérer l'octroi de permis, de minimiser les risques pour les investisseurs et d'améliorer la planification pour les interconnexions transfrontalières.
Également interrogée sur la question de la prise en compte de l’intégration des réseaux d’hydrogène, la directrice a coupé court au débat, affirmant que, certes, l’hydrogène « fera partie du système énergétique intégré à l’avenir », mais qu’à l’heure actuelle, « l'accent devra être mis sur la nécessité d'investir dans les réseaux et dans la flexibilité (…) de réaliser les investissements qui nous permettent d'en tirer le meilleur parti ». (Pauline Denys)