L'UE et Taïwan ont tenu leurs septièmes consultations sur les droits de l'homme, mercredi 5 mars à Taipei, réaffirmant leur engagement en faveur des droits de l'homme, de la démocratie et de l'État de droit.
Les discussions ont notamment porté sur la prolongation du plan d'action de l'UE en faveur des droits de l'homme et de la démocratie (2020–2024) jusqu’en 2027, sur l'évolution récente des droits de l'homme à Taïwan et sur la réponse de Taïwan à l’arrêt de la Cour constitutionnelle de 2024, qui a reconnu les graves lacunes qui caractérisent l’application de la peine de mort.
Cette dernière restant néanmoins d’application pour plusieurs infractions, l'UE a exhorté Taïwan à « appliquer un moratoire de fait, à garantir des garanties juridiques et procédurales et à mener une politique cohérente » en vue de l'abolition totale de la peine de mort dans le pays.
Les droits des travailleurs migrants, l'égalité entre les hommes et les femmes, les droits des LGBTI ou encore les droits des personnes âgées ont également été abordés.
La réunion, coprésidée par Nicoletta Pusterla, cheffe de division adjointe pour la Chine, Hong Kong, Macao, Taïwan et la Mongolie, et par Lin Ming-hsin, ministre taïwanais, a été suivie d'un échange avec le groupe de travail taïwanais chargé de la protection et de la promotion des droits de l'homme. (Pauline Denys)