Le président américain, Donald Trump, a annoncé, mercredi 26 février, que les produits européens seront « prochainement » taxés à 25%, soit le même niveau que les produits canadiens et mexicains.
« Nous avons pris la décision et nous l'annoncerons prochainement : ce sera 25% », a assuré M. Trump, à l'occasion de la première réunion de son cabinet à la Maison-Blanche. Le président a estimé que les Européens n'acceptaient pas les voitures et les produits agricoles américains. « Ils profitent de nous d'une manière différente » du Canada ou du Mexique, a-t-il ajouté.
De son côté, la Commission européenne a toujours assuré que le marché européen était parmi les plus accessibles au monde.
Selon Donald Trump, toutefois, même si les Européens pourraient être tentés de mesures de représailles, « ils ne le feront pas ». « Ils peuvent essayer de le faire, mais les effets ne seront jamais les mêmes, parce que nous pouvons partir. Nous sommes la corne d'abondance, ce que tout le monde veut, et ils peuvent tenter des représailles, mais ça ne marchera pas », a-t-il expliqué. Et d'ajouter : « Il suffit que nous n'achetions plus rien et si c'est ce qui se produit, nous gagnerons ».
L'UE a une balance commerciale positive avec les États-Unis de 150 milliards de dollars sur les biens, mais elle est déficitaire sur les services.
Le 11 février, après l'annonce d'un tarif unique de 25% sur toutes les importations d’acier et d’aluminium à compter du 12 mars, la Commission européenne avait prévenu que « les tarifs douaniers injustifiés imposés à l’UE ne resteraient pas sans réponse » et déclencheraient « des contre-mesures fermes et proportionnées » (EUROPE 13577/1). Quelques jours plus tard, le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, s'était rendu à Washington pour s'entretenir notamment avec le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, et Jamieson Greer, nommé au poste de Représentant américain pour le commerce extérieur, de la question des droits de douane (EUROPE 13584/14).
Par ailleurs, M. Trump a estimé que « l'Union européenne a été créée pour emmerder les États-Unis ». « C'était l'objectif et ils y sont parvenus. Mais désormais je suis le président », a-t-il prévenu. (Camille-Cerise Gessant avec Léa Marchal)