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Bulletin Quotidien Europe N° 13575
INSTITUTIONNEL / Poland25eu

Ursula von der Leyen annonce le lancement d'un dialogue stratégique avec le secteur de l'acier

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé, vendredi 7 février, son intention d'initier prochainement un dialogue stratégique avec le secteur de l'acier, sur le modèle de celui en cours sur l'avenir du secteur automobile.

Nous sommes en contact étroit avec l'industrie, à qui nous demandons ce dont elle a besoin pour décarboner ses activités, par exemple avec le secteur automobile, et « je ferai la même chose avec le secteur de l'acier », qui subit de fortes pressions liées aux « coûts énergétiques » et aux « surcapacités chinoises qui inondent le marché européen », a déclaré Mme von der Leyen à l'issue du déplacement du Collège des commissaires européens à Gdańsk, dans le cadre de la Présidence polonaise du Conseil de l'Union européenne.

Fin 2024, le chancelier allemand, Olaf Scholz, avait demandé la tenue d'une grande conférence pour venir en aide au secteur de l'acier (EUROPE 13549/7).

En réponse aux demandes polonaises récurrentes relatives à des mesures destinées à baisser les coûts de l'énergie, Mme von der Leyen a rappelé que la Commission présentera, en février, une 'Initiative pour une industrie propre' pour soutenir notamment les secteurs à forte intensité énergétique.

Avant de bénéficier pleinement des investissements dans les énergies renouvelables, qui réduisent notre dépendance et créent des emplois sur le territoire de l'UE, « nous avons besoin d'une production de base ['base load'], à moyen terme, provenant d'électricité produite avec du gaz », a admis la présidente de la Commission. 

Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a indiqué avoir parlé à Mme von der Leyen d'un « traitement préférentiel pour les centrales électriques à gaz ». « Nous avons besoin de ces centrales en même temps que nous réalisons d'énormes investissements dans les renouvelables », a-t-il ajouté, évoquant un projet en mer Baltique.

Compétitivité. Les deux dirigeants ont souligné, de concert, l'importance de réviser la réglementation européenne pour simplifier et accélérer l'environnement des affaires.

« Nous aurons une série de propositions 'omnibus' » de simplification des règles afin de « réduire la charge administrative », a promis Mme von der Leyen (EUROPE 13573/18), ainsi qu'une nouvelle stratégie pour le marché intérieur. 

Migration. Le Premier ministre polonais a également évoqué les efforts de son pays pour protéger sa frontière avec la Biélorussie, dans un contexte d'utilisation de la migration comme une arme par le régime Loukachenko (EUROPE 13561/5).

Faisant valoir également que la Pologne accueille 2 millions de réfugiés ukrainiens, il a indiqué que son gouvernement n'accepterait aucune charge supplémentaire au titre de la relocalisation de migrants qui serait organisée à travers le Pacte 'asile et migration'. « Notre situation est particulière », s'est-il justifié, se disant prêt à soutenir tout État membre engagé dans la protection des frontières extérieures de l'UE.

Mme von der Leyen estime que l'instrumentalisation de la migration par des pays tiers constitue une menace sécuritaire pour toute l'Union européenne. D'où la volonté de la Commission de soutenir la Finlande, les pays baltes et la Pologne, confrontés à une telle menace, par des moyens financiers supplémentaires.

« Il revient aux Européens de décider qui entre dans l'UE et dans quelles circonstances », a-t-elle plusieurs fois souligné.

Voir la déclaration de M. Tusk : https://aeur.eu/f/fej  (Mathieu Bion)

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