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Bulletin Quotidien Europe N° 13575
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ÉCONOMIE / Économie/social

Oliver Röpke met en garde contre l'idée de couper dans les dépenses sociales pour financer les dépenses militaires

Le président du 'Comité économique et social européen' (CESE), Oliver Röpke, a mis en garde, jeudi 6 février, contre l'idée, exprimée par le Secrétaire général de l'OTAN fin 2024 (EUROPE 13544/14), Mark Rütte, selon laquelle les pays de l'Union européenne pourraient envisager de renoncer à certaines dépenses de l'État providence pour investir davantage dans le secteur de la défense.

« Si nous coupons dans les dépenses sociales pour investir plus dans la défense, ce sera la meilleure façon de perdre le consensus global » sur le contrat social, a déclaré M. Röpke à un groupe de journalistes.

Le président du CESE a annoncé que le comité européen présentera au printemps plusieurs avis sur la crise de la vie chère dans plusieurs domaines tels que « le logement, l'énergie, la politique sociale, les salaires ».

Au lendemain d'une réunion avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, l'ancien représentant à Bruxelles de la Fédération autrichienne des syndicats (ÖGB) ne s'est pas opposé au choc de simplification législative que l'institution de l'UE a annoncé pour stimuler la compétitivité économique. « Je n'ai pas du tout entendu qu'elle souhaite faire marche arrière sur les droits sociaux. Aussi longtemps que ces droits seront préservés, nous pouvons soutenir l'initiative », a-t-il indiqué.

Et d'appuyer la volonté de la Commission de renforcer les compétences des travailleurs ('union des compétences') (EUROPE 13511/20).

Fin février, le CESE fera aussi des recommandations sur le suivi à apporter aux rapports 'Letta' et 'Draghi' sur la compétitivité au sein du marché intérieur, au moment où la Commission présentera une première proposition de simplification législative.

M. Röpke a également fait le point sur son initiative d'impliquer la société civile des pays candidats à l'UE dans les travaux du Comité (EUROPE 13170/30). Choisies par le CESE sur base d'un appel à manifestation d'intérêt et en coopération avec les délégations de l'UE, ces organisations participent aux délibérations sur une base consultative. Les aider à se préparer à l'élargissement participe d'un « intérêt mutuel », a considéré le président du CESE.

« Nous avons besoin de résultats en matière d'élargissement durant ce mandat » législatif pour lutter contre une « fatigue » constatée au sein des sociétés des pays candidats, a estimé M. Röpke. Il a vu d'un bon œil l'idée d'opérer « une intégration graduelle » des pays concernés dans les politiques et programmes de l'UE en fonction de leur mérite propre, rappelant que les commissaires européens ont reçu mandat de rendre opérationnelle cette idée. Selon lui, les efforts prodigués par « le Monténégro et l'Albanie » devraient ainsi être reconnus.

Enfin, le président du CESE a évoqué la coopération entre le comité et des organisations similaires de partenaires internationaux, notamment l'Union africaine. Au Ghana, lors d'une conférence, « nous étions la seule organisation non africaine présente, à l'exception des Chinois », a-t-il relevé.

Le CESE sera présent à Paris, la semaine prochaine, au sommet pour l'intelligence artificielle (IA) organisé par les autorités françaises. Nous discuterons de la nécessité de renforcer la réglementation existante, qui demeure « très fragmentée », a indiqué M. Röpke, soulignant l'importance de « veiller à ce que les droits sociaux ne portent pas atteinte à l'IA ». (Mathieu Bion)

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