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Bulletin Quotidien Europe N° 13575
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / Psdc

Quelques centaines de Gazaouis ont quitté la Bande sous le contrôle d’EUBAM Rafah

La mission EUBAM Rafah, redéployée depuis le 31 janvier (EUROPE 13571/41), a supervisé le départ de Gaza de quelques centaines de personnes via le point de passage de Rafah, a annoncé un haut fonctionnaire européen vendredi 7 février.

« La plupart d’entre eux ont besoin de soins médicaux et vont à l’hôpital en Égypte » et sont parfois accompagnés par des « compagnons et de la famille », a précisé un haut fonctionnaire européen à quelques journalistes, dont Agence Europe. Ces personnes sont agréées par le Hamas, les Israëliens et l’Égypte.

Il est possible de sortir de Gaza via le point de passage de Rafah, structure modeste construite en quelques semaines par les Israéliens, mais pas d'y rentrer. « C’est une voie à sens unique », a expliqué le fonctionnaire. « Rien ni personne n’entre » par le point de passage, qui ne concerne que les personnes et non les marchandises.

« Le nombre (de personnes qui sortent chaque jour) varie beaucoup, cela peut être 30 un jour, 120 un autre jour, il n’y a pas de nombre concret à atteindre au cours de la phase 1 » de l’accord de cessez-le-feu, phase qui court jusqu’au 2 mars, a précisé le fonctionnaire.

Six à huit experts européens de gestion des frontières de la mission EUBAM Rafah sont déployés en soutien à 25 personnes de l’Autorité palestinienne, qui travaillent en rotation. Les membres d’EUBAM « ne sont pas en mode exécutif, ils surveillent simplement que les (Palestiniens) fassent leur travail et le fassent correctement, ils jouent un rôle de conseil », a précisé ce fonctionnaire.

Une vingtaine de membres de la Gendarmerie française, des Carabinieri italiens et de la Guarda Civil espagnole assurent la sécurité. Selon ce haut fonctionnaire, aucun incident sécuritaire n’est a déplorer jusqu’à présent.

Le rôle de la mission est plus que technique. « Nous contribuons à l’ouverture de la frontière, mais surtout, nous contribuons à renforcer la confiance entre Tsahal, l’Égypte et l'Autorité palestinienne », a précisé ce fonctionnaire. « En ayant ce rôle de tierce partie, nous revenons également en tant qu’Union européenne dans une dynamique assez complexe, mais avec un angle positif et une intervention positive qui aident le processus de paix », a-t-il ajouté.

Toute extension de la mission au-delà de la phase 1 nécessitera un nouvel accord des parties et des États membres de l’UE. (Camille-Cerise Gessant)

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