Le président du Conseil européen, António Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ont dénoncé, vendredi 7 février, le décret signé par le président américain, Donald Trump, visant à imposer des sanctions aux fonctionnaires de la Cour pénale internationale (CPI), estimant que celle-ci avait « abusé de son pouvoir » en émettant un mandat d'arrêt contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
« Sanctionner la CPI menace l’indépendance de la Cour et porte atteinte au système de justice pénale internationale dans son ensemble », a souligné M. Costa, qui avait rencontré la veille la présidente de la CPI, Tomoko Akane. « L’indépendance et l’impartialité sont des caractéristiques essentielles du travail de la Cour. L’UE reste déterminée à mettre fin à l’impunité et à garantir que toutes les violations du droit international soient punies », avait-il précisé.
Selon Mme von der Leyen, la CPI garantit la responsabilité des crimes internationaux et donne la parole aux victimes. « La CPI doit pouvoir poursuivre librement la lutte contre l’impunité mondiale. L’Europe défendra toujours la justice et le respect du droit international », a-t-elle prévenu. (Camille-Cerise Gessant)