L’ambassadeur turc auprès de l’UE, Faruk Kaymakcı, a regretté, lundi 20 janvier, que l’UE n’agisse pas afin de renforcer les relations avec la Turquie, malgré un engagement pris en ce sens en avril 2024 par les dirigeants européens (EUROPE 13393/5) après un premier appel des ministres (EUROPE 13227/6).
Lors d’un dialogue au German Marshall Fund, il a estimé que les relations étaient « négatives », « ramenées à zéro ».
« Après cinq ans de désescalade et d’amélioration de nos relations avec la Grèce, l’UE n’est toujours pas en mesure de normaliser les relations pour entamer des dialogues de haut niveau », a-t-il expliqué, faisant référence aux sanctions adoptées par l’UE envers la Turquie en juillet 2019 pour ses activités de forage au large de Chypre (EUROPE 12297/7).
« Même dans l’engagement et le dialogue, nous voyons que l’UE est prise en otage par des attentes irrationnelles, maximalistes, vous savez, d’un ou deux États membres. Et c’est vraiment triste », a-t-il dénoncé.
Selon lui, « l’UE est maintenant arrivée à la conclusion que nous pouvons au moins entamer l’un des quatre dialogues de haut niveau bloqués : celui sur l’économie ». De plus, l'UE a décidé qu’elle devait donner le feu vert à la Banque européenne d’investissement pour redémarrer ses opérations, a ajouté l'ambassadeur. Et de résumer : « Voilà donc le résultat après deux ans de discussions ».
La modernisation de l’Union douanière est, elle aussi, toujours bloquée. (Camille-Cerise Gessant)