L’urbanisation mondiale a entraîné la dégradation de la qualité de l’eau au cours des vingt dernières années, a constaté la Commission européenne, jeudi 16 janvier, après avoir analysé plus de 20 000 publications datant de 1976 à 2022 issues de recherches indépendantes.
La Commission européenne en a conclu que le changement de paysage « contribue grandement à la détérioration de la qualité de l’eau ». Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont examiné le lien entre les changements dans les indicateurs de paysage et de qualité de l’eau. De quoi constater que cinq types de composition du paysage ont eu « une incidence significative sur la qualité de l’eau » : les terres urbaines, les terres agricoles, les forêts, les zones humides et les prairies.
L’urbanisation a entraîné l’augmentation « des niveaux de solides dissous totaux et d’ions métalliques » ainsi qu’une réduction de « l’oxygène dissous dans l’eau ». Les terres agricoles, quant à elles, entraînent « la pollution des nutriments par l’azote et le phosphore », par le ruissellement des engrais, alors que le labour et l’irrigation contribuent à « l’augmentation des solides dans l’eau ».
Le couvert forestier ayant un effet réparateur sur la qualité de l'eau, les chercheurs ont estimé que son augmentation pourrait être bénéfique, particulièrement aux basses latitudes, plus proches de l'Équateur. Selon cette étude, cette solution pour être déployée dans le cadre d'une stratégie de gestion du changement d'affectation des terres. (Florent Servia)