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Bulletin Quotidien Europe N° 13561
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Économie

Face à l'incertitude des relations transatlantiques, plusieurs pays exhortent l'UE à dérouler son propre agenda économique et ne pas uniquement réagir

Plusieurs ministres européens des Finances ont appelé l'Union européenne à remédier à ses faiblesses et à capitaliser sur ses forces au lieu de s'engager dans une course au protectionnisme, si elle entend continuer de rivaliser avec les principaux concurrents économiques, lundi 20 janvier, à leur arrivée à l'Eurogroupe, au moment même où l'investiture de Donald Trump avait lieu à Washington.

« Nous devons jouer sur nos forces », a déclaré le président de l'Eurogroupe, Paschal Donohoe, à l'issue de l'Eurogroupe, qui a débattu sur les priorités économiques pour la zone euro. « La meilleure réponse pour l'économie de la zone euro est de redoubler d'efforts pour atteindre les objectifs que nous nous sommes déjà engagés à atteindre : approfondir les fondements de l'euro », a-t-il ajouté. Il a aussi souligné l'importance de « disposer de règles stables » en matière de commerce mondial.

Le ministre belge, Vincent Van Peteghem, a estimé que l'investiture de M. Trump doit constituer « un signal d'alarme » pour les Européens afin d'agir pour combler le retard de productivité dont pâtit l'UE vis-à-vis des États-Unis. Les rapports 'Letta' et 'Draghi' sur le renforcement du marché unique devront constituer une boussole pour avancer. Il ne faut pas mettre d'abord en avant la menace de « représailles », si Donald Trump signe de nouveaux décrets imposant des barrières douanières aux produits européens, a indiqué M. Van Peteghem.

Les ministres irlandais, Jack Chambers, et néerlandais, Eelco Heinen, ont insisté sur l'importance de simplifier la réglementation européenne, enjeu qui sera débattu mardi au Conseil 'Écofin'.

L'Allemagne a souligné l'importance du commerce international pour diversifier les débouchés pour les entreprises européennes. L'économie allemande est orientée à l'exportation. « Nous sommes toujours exposés en cas de barrières douanières. C'est pourquoi nous sommes favorables aux accords de libre-échange, spécialement avec le Mercosur », a déclaré le ministre des Finances allemand, Jörg Kukies.

Même son de cloche chez son homologue espagnol, Carlos Cuerpo, favorable à une « alliance stratégique » avec les pays du Mercosur et le Mexique. « L'UE doit chercher l'angle européen et ne pas uniquement réagir. Elle doit faire avancer son propre agenda », a-t-il souligné.

Quant au ministre français, Éric Lombard, il a évoqué l'importance pour les Européens de s'adapter aux nouvelles technologies, mentionnant au passage le sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle, qui se déroulera à Paris jeudi 6 février.

Lundi soir, le ministre polonais des Finances, Andrzej Domański, a convié ses homologues à un dîner consacré aux relations transatlantiques (EUROPE 13561/2). « Nous avons beaucoup de travail devant nous » : réduire les prix de l'énergie et alléger la charge réglementaire sur les entreprises, a-t-il estimé, plaidant pour que l'Europe « reste unie » dans sa réaction aux premières décisions de la nouvelle administration Trump. (Mathieu Bion)

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