Alors que Donald Trump a été investi, ce lundi 20 janvier, pour un second mandat en tant que président des États-Unis, plusieurs voix au Parlement européen se sont levées pour faire part de leurs craintes concernant la poursuite des ambitions climatiques sur la scène internationale.
« Au cours des cinq dernières années, l'Union européenne, avec le soutien des Verts, a commencé à faire passer le Pacte Vert européen de la vision à l'action, Trump nous ramènerait en arrière », a mis en garde le coprésident du Parti vert européen, Ciarán Cuffe (irlandais).
Dans un communiqué, le parti a effectivement appelé l’Union européenne à « se tenir debout, pour lutter à la fois contre l'effondrement du climat et la montée des autocrates ».
Dans ce sens, la deuxième coprésidente du parti, Vula Tsetsi (grecque), a affirmé que « par l'intermédiaire de ses alliés européens, Viktor Orbán, Giorgia Meloni et d'autres politiciens d'extrême droite, Trump menace la démocratie dans l'Union européenne et ses valeurs de respect et d'unité ».
Le porte-parole pour la politique environnementale du Parti populaire européen (PPE), Peter Liese (allemand), a reconnu lui aussi que la politique climatique à l’ère « Trump 2.0 » serait « un véritable défi ».
Le démocrate-chrétien ne doute pas que M. Trump se retirera de l’Accord de Paris sur le climat, comme il l’a fait lors de son premier mandat, et se dit « malheureusement convaincu que l'objectif de 1,5 degré ne pourra pas être maintenu à long terme », au vu de sa politique attendue sur la protection du climat en général.
Toutefois, il a appelé à ne « pas baisser les bras », estimant que la politique internationale avait survécu à Trump lors de son premier mandat entre 2017 et 2021.
« Même si les débats internationaux se durcissent et que l'objectif de 1,5 degré n'est plus réalisable, il vaut la peine de se battre », a-t-il expliqué, appelant à « concevoir notre politique de protection du climat de manière beaucoup plus intelligente », notamment en réduisant la bureaucratie, comme l’envisage la nouvelle Commission européenne. (Pauline Denys)