La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Kaja Kallas, a annoncé, jeudi 9 janvier, que l’Union européenne était « prête à prendre le relais » pour mener le soutien militaire à l'Ukraine, « si les États-Unis ne veulent pas le faire ».
Lors d’une rencontre avec des journalistes en amont d’une réunion du 'groupe de contact' à Ramstein (Allemagne), Mme Kallas s'est cependant dite « sûre » que Washington allait « poursuivre son soutien » à Kiev. Selon elle, « quel que soit le dirigeant des États-Unis, je pense qu'il n'est pas dans l'intérêt de l'Amérique que la Russie soit la plus forte puissance dans le monde », a ajouté Mme Kallas, citée par l'AFP.
À son arrivée à Ramstein, le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a rappelé qu'il fallait faire « tout ce qui est possible pour que l'Ukraine ait ce dont elle a besoin en termes de formation, en termes d'équipement pour prolonger le combat et l'emporter ».
Les États-Unis ont annoncé un nouveau soutien, sur leurs stocks, évalué à 500 millions de dollars, portant notamment sur des missiles pour la défense aérienne, des munitions air-sol, des équipements de soutien pour les F-16, des systèmes de ponts blindés, des équipements de communication sécurisés, des armes légères et des munitions et des pièces de rechange.
De son côté, le Royaume-Uni a expliqué que 30 000 drones seraient envoyés en Ukraine après que des contrats de 45 millions de livres sterling (53,75 millions d’euros) ont été passés par la Drone Capability Coalition internationale. Ces drones avec pilotage en immersion (first-person view drones) ont été financés par le Royaume-Uni, le Danemark, les Pays-Bas, la Lettonie et la Suède.
En outre, le ministre britannique de la Défense a confirmé que le Fonds international pour l’Ukraine administré par le Royaume-Uni s’élevait désormais à plus de 1,3 milliard de livres sterling (1,55 milliard d’euros), dont 190 millions de livres sterling (227 millions d’euros) de nouveaux fonds par le Danemark, la Norvège, le Portugal, la Suède, l’Allemagne et l’Islande.
Au-delà de l’aide matérielle, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a estimé qu’il fallait « trouver autant d'instruments que possible pour forcer la Russie à la paix ». Selon lui, le déploiement « de contingents de partenaires est l'un des meilleurs instruments ». (Camille-Cerise Gessant)