Malgré une légère amélioration, l’égalité des genres reste un défi majeur dans l’UE. Présenté jeudi 12 décembre en commission des droits de la femme et de l'égalité des genres (FEMM) du Parlement européen, l’'Indice d’égalité des genres 2024', publié deux jours plus tôt par l’Institut européen pour l’égalité des genres (EIGE), attribue à l’UE un score de 71/100.
Bien qu’en hausse de 0,8 point depuis 2023 et de 7,9 points depuis 2010, ce résultat reflète des progrès fragiles et inégaux.
La Suède conserve la première place avec 82, tandis que la Roumanie reste en queue de peloton avec 57,5. Malte, la République tchèque et la Lituanie affichent les meilleures progressions, mais huit États membres, dont la Pologne et la Hongrie, stagnent ou reculent.
L’égalité dans la prise de décision constitue le principal moteur de changement (+19,5 points depuis 2010). En revanche, les progrès restent limités dans des domaines clés comme la santé et la gestion du temps. Ce dernier reflète la répartition des tâches quotidiennes entre femmes et hommes, notamment les soins non rémunérés et les responsabilités domestiques.
Les femmes continuent d’assumer une charge disproportionnée, ce qui freine leurs opportunités professionnelles, leurs loisirs et leur développement personnel.
La directrice de l’EIGE, Carlien Scheele, a rappelé que des actions audacieuses et soutenues sont nécessaires pour préserver les acquis et accélérer les progrès. Le rapport dénonce aussi les violences de genre, frein structurel majeur.
L’édition 2025 fournira des données actualisées grâce à la dernière enquête européenne sur ces violences (EUROPE 13537/21), pour orienter les décisions politiques.
Lire le rapport : https://aeur.eu/f/ery (Nithya Paquiry)