La Commission européenne a animé plusieurs rencontres dans le cadre du 'Partenariat sur la sécurité d’approvisionnement des minéraux' (MSP), jeudi 12 décembre. Des ateliers ont eu lieu sur l'accélération des projets liés aux terres rares et l'identification de nouveaux projets d'extraction, de transformation et de recyclage de matières premières dans les pays participants. La question des investissements dans de tels projets a aussi été abordée.
À l'issue de ces rencontres, les gouvernements de 14 pays et la Commission européenne ont adopté une déclaration commune dans laquelle ils résument les travaux accomplis grâce au forum 'MSP' ainsi que les projets à venir.
Selon le sous-secrétaire américain pour la Croissance économique, l'Énergie et l'Environnement, Jose Fernandez, une des forces du MSP est qu'il réunit des acteurs du privé et des acteurs financiers amenés à s'engager dans des projets d'extraction, par exemple.
De plus, la coopération entre États sur les minéraux est absolument cruciale, dans la mesure où les dépendances sont importantes et les besoins grandissants, selon lui. S'il ne s'est pas prononcé sur la suite de cette coopération à l'international sous la future présidence de Donald Trump, il a estimé que chacun, y compris les États-Unis, doit pouvoir compter sur des partenaires fiables à l'avenir pour assurer son approvisionnement en minéraux. Il considère également que les projets communs comme les co-entreprises (joint ventures), entre entreprises de plusieurs pays, facilitent l'implantation de nouveaux projets d'extraction ou de transformation. « Cela réduit les risques, nécessite moins de capital, puis vous gagnez un partenaire sur lequel vous pourrez compter plus tard », a-t-il insisté.
La prochaine réunion du MSP aura lieu le 4 février au Cap, en Afrique du Sud.
Voir la déclaration commune des participants au MSP : https://aeur.eu/f/es3
Partenariat avec la RDC. Par ailleurs, l'UE et la RDC ont adopté, jeudi 12 décembre, une feuille de route qui marque le début de leur Partenariat stratégique sur les matières premières (EUROPE 13157/19). Celui-ci doit soutenir à la fois l'autonomie stratégique de l'UE et le développement économique de la RDC, en particulier en matière d'extraction. Le partenariat sera mis en œuvre grâce aux étapes identifiées dans la feuille de route, qui n'est toutefois pas rendue publique. (Léa Marchal)