Une étude sur l'évolution récente de l'inflation et du budget de l'UE a été présentée en commission des budgets (BUDG) du Parlement européen par les auteurs de l'Institut viennois d'études économiques internationales et de l'Institut autrichien de recherche économique, jeudi 12 décembre.
L'étude s'est concentrée sur les impacts de l'inflation sur les principaux programmes de l'UE et la mise en œuvre du budget européen par les États membres dans un contexte d'inflation liée aux crises de la pandémie de Covid-19 et de la guerre en Ukraine. Une attention particulière a été accordée aux programmes de recherche de l'UE, qui représentent 7% du cadre financier pluriannuel (CFP), la PAC (31%) et la politique de cohésion (31%).
Quand l'inflation dépasse les 2%, les programmes de recherche de l'UE subissent plus la pression sur le budget global que sur l'allocation par pays. Les fonds d'Horizon Europe ont compensé les hausses, mais non sans conséquences pour le budget global de l'UE. Pour l'agriculture, les conséquences de l'inflation favorisent la concurrence déloyale venue des importations de pays tiers qui ne respectent pas les normes sociales et environnementales de l’UE.
De manière générale, l'étude note que la différence de taux d'inflation selon les États membres complique la possibilité de recourir à des ajustements budgétaires uniformes. En conséquence de quoi, les experts ont suggéré de cibler les ajustements afin de maintenir la compétitivité sur les marchés mondiaux.
L'étude recommande d'introduire des réserves dédiées pour protéger les programmes du CFP contre l'inflation, mais en plafonnant les augmentations ou la flexibilité des ajustements afin de préserver la flexibilité du budget.
Voir l'étude : https://aeur.eu/f/esc (Florent Servia)