Seuls Malte et le Danemark ont respecté la demande de la Commission européenne que lui soient transmis, avant vendredi 20 septembre, les plans budgétaires pluriannuels que les pays de l'Union européenne entendent appliquer conformément aux règles révisées du Pacte de stabilité et de croissance (EUROPE 13348/8).
Malte a choisi de mettre en œuvre un plan budgétaire d'une durée de quatre ans. Ayant affiché un déficit public de 4,6% du PIB en 2023, l'île méditerranéenne fait partie des sept pays de l'UE faisant l'objet d'une procédure pour déficit excessif (EUROPE 13462/1, 13435/1). Elle entend réduire ce déficit à hauteur de 4,0% du PIB en 2024 pour atteindre 2,6% du PIB en 2028. La dette publique maltaise est largement inférieure au seuil réglementaire de 60% du PIB national, à hauteur de 47,3% du PIB en 2023, même si une remontée à hauteur de 50% du PIB est attendue à l'horizon 2026.
Les autorités maltaises tablent sur une croissance nette des dépenses publiques atteignant en moyenne 5,9% entre 2024 et 2028.
Danemark. Le Danemark s'attend à un surplus budgétaire jusqu'en 2027, notamment +1,9% du PIB en 2024, et à une dette publique qui déclinera de 33,6 à 31,5% du PIB entre 2023 et 2025. Le programme pluriannuel danois vise donc à préserver la bonne santé de ses finances publiques dans la durée.
Les autorités danoises annoncent que la croissance nette des dépenses publiques atteindra 6,9% en 2024 et 4,8% en 2025, pour atteindre 3,4% en 2028.
La grande majorité des pays de la zone euro transmettront simultanément à l'échelon européen, d'ici au 15 octobre, leur plan budgétaire pluriannuel et leur projet de budget pour 2025, censé mettre en musique la première année dudit plan pluriannuel. Certains pays, comme la France et la Belgique, ont demandé plus de temps pour préparer leurs documents budgétaires en raison de la formation du gouvernement national.
Voir les plans macrobudgétaires qu'ont transmis les États membres : https://aeur.eu/f/djs (Mathieu Bion)