Le ministre hongrois des Affaires européennes, János Bóka, a assuré, mardi 24 septembre à Bruxelles, que la Présidence hongroise du Conseil de l'UE entendait continuer les travaux destinés à poursuivre l'aide des États membres à l'Ukraine, qu'il s'agisse de dossiers législatifs ou non, en accord avec la demande du Conseil européen.
Il répondait à la demande que le soutien à l'Ukraine continue de figurer en tête des priorités politiques de l'UE, qu'ont formulée plusieurs États membres, parmi lesquels les pays scandinaves et baltes, lors du débat sur les priorités de la Présidence hongroise au Conseil 'Affaires générales'.
A donc été inscrit à l'ordre du jour de la réunion des ambassadeurs des États membres auprès de l'UE (Coreper), ce mercredi 25 septembre, le récent paquet législatif visant à concrétiser la décision des pays du G7 d'octroyer un prêt de 50 milliards de dollars gagé sur les profits futurs générés par les avoirs de la Banque de Russie immobilisés dans l'UE (EUROPE 13487/1). Ce dossier sera abordé jeudi au niveau des experts du Conseil.
Voir la proposition visant instaurer le dispositif 'Ukraine Loan Cooperation Mechanism' (ULCM), alimenté par les profits futurs générés par les avoirs de la Banque de Russie et destiné à aider l'Ukraine à rembourser les emprunts bilatéraux contractés auprès de l'UE et des pays du G7 : https://aeur.eu/f/dk1
Énergie. M. Bóka a également annoncé que la proposition visant à octroyer une aide de 160 millions d'euros pour soutenir l'infrastructure énergétique ukrainienne à l'approche de l'hiver figurerait, « la semaine prochaine », à l'agenda du Coreper en vue d'une discussion au Conseil 'Énergie', mardi 15 octobre.
Qu'il s'agisse de l'aide militaire et macrofinancière à Kiev ou d'ouverture des négociations d'adhésion à l'UE pour l'Ukraine, la Hongrie a souvent ralenti les discussions au niveau européen et elle a été accusée d'utiliser son droit de veto au Conseil pour obtenir quelque chose en échange. (Mathieu Bion)