Le président du Conseil européen, Charles Michel, a estimé, lors d’une rencontre avec le nouveau président iranien, Masoud Pezeshkian, à New York, lundi 23 septembre, que les « relations UE-Iran étaient à leur point le plus bas ».
Selon une source européenne, M. Michel a soulevé diverses préoccupations de l'UE : la question des droits de l'homme et l'emprisonnement de ressortissants européens en Iran. Le rôle de l'Iran dans la région et de son soutien « déstabilisateur » aux groupes armés et terroristes, la livraison d'armes et de missiles à la Russie – ce que nie l'Iran – et le programme nucléaire iranien.
Si le président Michel s'est déclaré prêt à se réengager dans la diplomatie nucléaire, le président iranien, selon cette source, a rappelé que son pays ne voulait pas de programme nucléaire et n’était pas responsable de l’échec du dialogue, contrairement aux États-Unis.
M. Michel a également réitéré l'importance du dialogue pour éviter une escalade. Le même jour, le Haut Représentant de l’UE, Josep Borrell, qui doit rencontrer dans la semaine le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, a aussi souligné l’importance de garder une ligne de communication avec l’Iran. (Camille-Cerise Gessant)